Certaines aides pour rénover son logement baissent à partir du 1er avril, notamment pour les chaudières et les poêles à bois.
Mais à partir du 15 mai, un nouveau dispositif plus intéressant entre en vigueur.
Il permettra notamment de subventionner un seul poste de travaux.

"Il y a des modifications MaPrimeRénov' tous les deux mois depuis 2019 !" Cet avis d'un professionnel du secteur de la rénovation énergétique est une nouvelle fois d'actualité. Des nouveautés sont en effet attendues à compter de ce mercredi 15 mai. 

Selon la nature des travaux envisagés - isolation des combles, changement de fenêtres, remplacement de chaudière... -, le dispositif s'annonce plus d'ailleurs intéressant. TF1Info vous explique pourquoi.

Ce qui change le 15 mai

Pressé par les professionnels du secteur, qui voyaient s'entasser les demandes de rénovation sans résultat, le gouvernement a décidé de simplifier le dispositif de MaPrimeRénov'. À compter du 15 mai, le dispositif deviendra ainsi plus avantageux sur certains points. 

Voici pourquoi :

- À partir du 15 mai et jusqu'au 31 décembre, il n'est plus obligatoire de faire un diagnostic de performance énergétique (DPE), jusqu'ici demandé pour obtenir la plupart des aides. 

- À cette date, il sera possible de bénéficier d'une enveloppe pour réaliser un unique geste d'isolation thermique, et ce, jusqu'au 31 décembre. Avant le 15 mai, il fallait impérativement changer son mode de chauffage pour réclamer l'aide.

- Cette possibilité de bénéficier du dispositif par geste est maintenue jusqu'au 31 décembre quelle que soit l'étiquette de performance énergétique de son logement. Jusqu'ici, les propriétaires de logements classés F ou G, les étiquettes les moins performantes, étaient tenus de s'engager dans une rénovation d'ampleur.

- Pour justifier de la propriété d'un appartement ou d'une maison au moment de la constitution du dossier, il sera possible de fournir un compromis de vente à la place d'un acte de propriété si besoin. 

Toujours un accompagnateur pour les rénovations d'ampleur

Seule mesure plus contraignante : faire des travaux de ventilation supposera de mener également des travaux d'isolation thermique. Concrètement, vous ne pourrez changer votre VMC qu'à la condition que vous isoliez aussi vos murs par l'extérieur par exemple.

Le recours à un accompagnateur Rénov' reste lui aussi obligatoire pour les rénovations d'ampleur (celles qui permettent de gagner au moins deux classes dans le DPE), mais le gouvernement a promis de déployer davantage de conseillers et de faciliter leur processus d'agrément.

Le gouvernement a reporté au 1ᵉʳ janvier 2025 son objectif de flécher les aides uniquement vers les rénovations lourdes et efficaces des logements, qui permettent obtenir de meilleurs résultats sur l'efficacité énergétique (climat et factures). Selon les professionnels du bâtiment, ces rénovations globales avaient porté un coup d'arrêt aux chantiers, car peu accessibles pour les particuliers, même avec les aides.

"Mieux vaut une rénovation globale à un mono-geste mais mieux vaut un mono-geste plutôt que pas de rénovation du tout", avait finalement tranché le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu. L'enveloppe consacrée au dispositif n'a pas été épargnée par la rigueur : initialement prévue à +1,6 milliard d'euros en 2024, la hausse du budget n'est que de 600 millions d'euros. Après environ 70 000 chantiers en 2023, le gouvernement espère tout de même doubler le nombre de logements concernés cette année.


Marianne ENAULT

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