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Impôts 2022 : ce qui change pour votre déclaration de revenus de 2021

Geoffrey Lopes
Publié le 6 avril 2022 à 11h20, mis à jour le 7 avril 2022 à 12h34
Impôts 2022 : ce qui change pour votre déclaration de revenus de 2021

Source : iStock

A partir du 7 avril, nous pourrons vérifier et valider notre déclaration des revenus perçus en 2021.
Toujours plus simple et automatique, elle enregistre cette année quelques nouveautés.

Financer des services publics (justice, santé, sécurité, école…), ou payer des prestations sociales (revenu de solidarité active, allocation adulte handicapé…), vos impôts sur le revenu arrivent à point nommé pour permettre à l’État de faire face à ses obligations. En 2020, 39,3 millions de foyers ont déclaré leurs revenus. 45 % d’entre eux, soit 17,6 millions de foyers, ont dû reverser une partie de leurs gains pour un montant moyen de 4 520 euros. De l’autre côté du spectre, 21,7 millions de foyers n’étaient pas imposables (3,4 millions d’entre eux ont bénéficié d’une restitution d’impôt en 2020 de 828 euros en moyenne). En tout, cet impôt a rapporté 76,9 milliards d’euros à l’État en 2020.

Avec le prélèvement à la source, entré en vigueur en 2019, votre impôt est directement retenu chaque mois sur votre salaire et vous n’avez plus qu’à vérifier annuellement les sommes correspondantes en fonction de votre taux. Pour rappel, avec ce dispositif, vous n’avez qu’à vérifier que l’administration fiscale a bien rempli les informations vous concernant. Si c’est bel et bien le cas, même plus besoin de la valider, elle est automatiquement confirmée. 

Sur votre espace impots.gouv.fr, attendez-vous à quelques nouveautés avant de vérifier votre déclaration de 2022 pour les revenus et charges 2021. Vous pouvez aussi jeter un oeil sur le calendrier des différentes échéances des impôts.

Revalorisation du barème de 1,4 %

D’abord, l’augmentation des prix à la consommation hors tabac constatée en 2021 pousse l’administration fiscale à rehausser les tranches du barème progressif de l'impôt de 1,4 %. Il s’agit de "neutraliser les effets de l'inflation sur l'imposition de vos revenus de 2021", explique le ministère des Finances. Le nombre de tranches d’imposition et les taux d’imposition restent inchangés. Voici le barème applicable à vos revenus de 2021, pour un quotient familial d’une part :

- N’excédant pas 10 225 € = 0 %

- De 10 225 € à 26 070 € = 11 %

- De 26 070 € à 74 545 € = 30 %

- De 74 545 € à 160 336 € = 41 %

- Supérieure à 160 336 € = 45 %

Médias, culte et bornes de charge

En 2021, le gouvernement a créé deux nouveaux crédits d’impôt. Le premier, en vigueur jusqu’à fin 2023, s’adresse aux contribuables cherchant à équiper leur logement d’un système de charge pour véhicules électriques. L’État vous rembourse 75 % du prix d’achat d’une borne, dans la limite de 300 €. Le second offre à la presse une respiration. L’État rembourse 30 % du prix d’un abonnement à un journal d’information politique et générale d’une durée minimale d’un an, en cas de première souscription. Ce crédit d’impôt a le mérite de s’adresser à tous les foyers fiscaux, sans condition de ressources, sans limite de remboursement.

À noter que si vous choisissez d’offrir vos offices financiers en faveur d’une association cultuelle (église catholique, temple, mosquée, etc.) et aux établissements publics des cultes reconnus d’Alsace-Moselle, l’État accroît sa remise de 66 à 75 %. Cette réduction d’impôt temporaire s’octroie dans une limite de 554 €.

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Barème kilométrique en hausse de 10 %

Voici une nouvelle intéressante pour tous les automobilistes découragés par l’augmentation du prix de l’essence. Le barème kilométrique bénéficie d’une revalorisation de 10 % en 2022 au titre des frais de déplacements professionnels engagés en 2021.

Prix des carburants : les astuces pour trouver une essence moins chèreSource : JT 20h WE
JT Perso

Maintien des frais liés au télétravail

Le traitement fiscal spécifique des frais professionnels liés au travail à domicile, mis en place à titre exceptionnel en 2021, a été renouvelé par le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance. L’État prend en charge une exonération dans la limite de 2,50 euros par jour, de 55 euros par mois ou de 580 € par an. Cette prise en charge par l’employeur peut prendre la forme d’indemnités, de remboursements forfaitaires ou de frais réels. Bercy précise qu’il "appartient aux employeurs d’identifier, dans les informations qu’ils transmettent à l’administration fiscale, les remboursements ou les allocations exonérés d’impôt sur le revenu".

Évolution du forfait mobilités durables

Le Forfait mobilités durables (FMD), incitation aux mobilités douces pour se rendre de son domicile au bureau, est une indemnité accordée par les employeurs. L’État porte le plafond de cette aide, exonérée d’impôt sur le revenu, à 500 euros par personne (augmentation de 25 % par rapport à l’an dernier). Attention, ce montant ne doit pas être alloué à plus de 200 euros de frais de carburant (l’État tolérait 400 euros en 2020).

Veuves d’anciens combattants : demi-part supplémentaire assouplie

Les conditions d’octroi d’une demi-part fiscale supplémentaire, permettant de diminuer le montant de l’impôt à payer, ont été assouplies au profit des veuves d’anciens combattants âgés de plus de 74 ans. Ces veuves, dont le conjoint né avant le 1er janvier 1948 percevait la retraite du combattant, peuvent bénéficier d’une demi-part supplémentaire, quel que soit l’âge auquel le défunt est décédé.


Geoffrey Lopes

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