Dans certains cas, votre employeur peut vous verser cette prime exceptionnelle destinée à faciliter vos vacances estivales.
Le montant fluctue selon le mode de calcul et les conditions négociées au niveau de la branche ou de votre entreprise.
TF1info vous dit tout sur ce dispositif assez méconnu.

Méconnue, elle existe peut-être dans votre entreprise ! À l'approche des vacances estivales, de nombreux Français vont recevoir leur "prime de vacances", notamment dans le secteur du BTP. Contrairement à la prime de participation ou d'intéressement, qui sont obligatoires dans les entreprises de plus de 50 salariés, la prime de vacances n'est pas prévue dans les textes de loi et ne figure pas dans le Code du travail. 

Votre patron n'a donc aucune obligation de vous la verser si elle n'est pas prévue par les accords de branche ou d'entreprise. Il est possible d'y avoir droit dans quatre situations bien définies : si elle est prévue par un accord d'entreprise ou par une convention collective, si elle est le fruit d'une décision de votre employeur, si cela est devenu un "usage" ou si elle est notée dans votre contrat de travail. 

Attention, "l'usage" a une définition très précise : la prime doit être générale, être fixée en amont et surtout être pratiquée depuis plusieurs années. "Tous les salariés de l'entreprise peuvent en bénéficier. En revanche, certaines conditions peuvent être prévues, comme une condition d'ancienneté par exemple", précise le site spécialisé Juritravail. 

Une pratique courante dans le BTP et la métallurgie

La prime de vacances est, sauf exception, forfaitaire et versée en une fois. Attention, comme il s'agit d'un complément de salaire et figure sur votre bulletin de paie, elle est soumise au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Chaque entreprise peut avoir son mode de calcul. Il est donc impossible de donner un montant précis pour cette prime de vacances. Dans certains cas, il est calculé sur le salaire du bénéficiaire, dans d'autres cas il est indexé sur le nombre d'enfants à charge. 

Par exemple, dans le secteur du BTP, chaque ouvrier ayant réalisé au moins 1200 heures de travail au cours des douze mois précédents (du 1er mai de l'année précédente au 30 avril de l'année suivante) y est éligible. Elle s'élève à "30% de l'indemnité de congés payés due pour 24 jours ouvrables", prévoit la convention collective. Dans une partie de l'industrie métallurgique, elle peut atteindre les 545 euros. 

Pour savoir si votre entreprise prévoit cette "prime de vacances", rapprochez-vous de votre employeur ou de votre délégué du personnel. 


Benoît LEROY

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