Énergie : une fin d'année sous le signe de la sobriété

Prix de l'énergie : voici l'ensemble des aides prévues pour vous accompagner cet hiver

Vincent Michelon
Publié le 7 octobre 2022 à 17h50
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Face à la flambée des prix de l'énergie, le gouvernement a annoncé depuis cet été une série de mesures pour limiter les conséquences sur vos factures.
Aux dispositifs déjà prévus s'est ajouté le plan de sobriété présenté jeudi, qui inclut des aides complémentaires.
On fait le point.

Tout faire pour limiter l'impact de la flambée des prix sur les factures d'énergie cet hiver. Depuis cet été, le gouvernement a annoncé une série de mesures - prolongations de dispositifs existants ou nouvelles aides - destinées à accompagner les ménages. Des mesures qui ont été étoffées à la marge dans le "plan de sobriété" présenté jeudi 6 octobre par Elisabeth Borne. 

Pour y voir clair, voici les principaux dispositifs annoncés en matière de consommation d'énergie, qui devraient concerner des millions de particuliers et d'entreprises durant la période de l'automne et de l'hiver. Des aides détaillées notamment sur le site service-public.fr.

Bouclier tarifaire

Pour limiter la hausse attendue des factures d'électricité et de gaz, le gouvernement a annoncé le prolongement des dispositifs instaurés cette année. Le bouclier tarifaire a été prolongé jusqu'en décembre 2022 pour le gaz, et jusqu'au 1er février 2023 pour l'électricité. L'effet attendu est une limitation moyenne de 25 euros par mois pour le gaz, contre 200 euros sans bouclier tarifaire, selon le gouvernement. L'augmentation sera de l'ordre de 20 euros par mois pour l'électricité, contre 180 euros sans bouclier. Le manque à gagner pour les énergéticiens sera compensé par l'État. 

Prix bloqués pour le gaz

Les tarifs réglementés du gaz restent bloqués jusqu'au 31 décembre 2022, selon un arrêté publié au Journal officiel le 26 juin dernier, comme c'est le cas depuis novembre 2021. Jusqu'à la fin de l'année, les tarifs resteront ainsi identiques à ce qu'ils sont depuis un an. Le blocage ne concerne pas les contrats qui sont indexés sur les marchés ou d'autres critères d'évolution des prix. Selon le gouvernement, ce blocage a empêché une hausse moyenne de 48,70 euros TTC.

Jusqu'à 200 euros pour le chauffage au fioul

Pour limiter les effets sur les particuliers qui se chauffent au fioul - 3 millions de personnes concernées au total -, un dispositif d'aide pouvant aller jusqu'à 200 euros est mis en place, complétant les autres mesures gouvernementales. Réservée aux plus modestes (1,5 million de personnes), sous conditions de ressources, cette aide sera versée courant novembre. Rendez-vous sur ce lien pour en savoir plus

Aide pour les chaudières

Alors que le chauffage est l'un des leviers principaux pour faire des économies d'énergie, les particuliers vont être fortement encouragés à changer leurs équipements pour des appareils plus performants, notamment grâce aux aides MaPrimeRenov' et Certificats d'économies d'énergie (CEE). Ainsi, ils pourront avoir jusqu’à 9000 euros d’aide pour passer d’une chaudière au gaz à une pompe à chaleur en logement individuel, ou bénéficier d’un financement allant jusqu’à 15.000 euros pour une chaudière à granulés de bois. Les aides pour le changement des chaudières fioul, y compris à condensation, seront augmentées avec le maintien de la surprime de MaPrimeRénov’ de 1000 euros jusqu’au 31 mars 2023, associé à un accompagnement complémentaire grâce aux certificats d’économies d’énergie (CEE) de 1000 euros jusqu’au 30 juin 2023.

Les particuliers pourront également bénéficier d’une aide de 65 euros par ménage pour l’installation d’un programmateur sur une chaudière existante (qui sera obligatoire sur tous les bâtiments en 2025).

Chèque énergie de 100 à 200 euros

Les 40% des foyers les plus modestes bénéficieront, d'ici à la fin de l'année, d'un chèque énergie supplémentaire complémentaire du bouclier tarifaire. D'un montant de 100 à 200 euros selon les ressources, il sera versé d'ici à la fin de l'année. Dans le détail, le chèque sera de 100 euros pour les déciles 3 et 4 (revenus annuels entre 13.310 et 18.610 euros) et de 200 euros pour les déciles 1 et 2 (revenus annuels inférieurs à 13.310 euros).

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Remise sur le carburant

Instaurée depuis le printemps dernier, la remise à la pompe va se poursuivre jusqu'au 31 décembre. Depuis le 1er septembre, et jusqu'au 31 octobre, le montant de l'aide est de 30 centimes par litre d'essence ou de diesel. Du 1er novembre au 31 décembre 2022, la ristourne sera ensuite abaissée à 10 centimes par litre. À cela s'ajoute la ristourne pratiquée par TotalEnergies, d'un montant de 20 centimes par litre jusqu'au 1er novembre, avant de baisser à 10 centimes du 1er novembre au 31 décembre 2022. 

Aide au covoiturage

Le plan de sobriété présenté le 6 octobre prévoit un mécanisme d'incitation au covoiturage, pour limiter la consommation d'énergie. Le ministère des Transports présentera prochainement une aide renforcée au covoiturage qui sera mise en place à partir du 1er janvier 2023 afin d’encourager le changement d’habitudes vers ce mode de transport. Le montant de 100 euros avait été avancé mercredi, sans qu'il ait été confirmé officiellement. Le gouvernement n'a pas précisé non plus si cette aide prendrait la forme d'une prime ou d'un crédit à utiliser sur un site de covoiturage. Le ministre des Transports Clément Beaune a confirmé, vendredi sur LCI, un montant "autour de 100 euros". "C'est un ordre de grandeur à définir d'ici fin de l'année avec les ministères et les entreprises concernés", a-t-il précisé. Pour en bénéficier, il faudra s'inscrire sur une plateforme. Les aides ne seront versées qu'à partir de janvier 2023.

Transports et mobilité durable

Les salariés de certaines entreprises continuent de bénéficier du forfait mobilités durables pour soutenir le covoiturage et le vélo, exonéré de cotisations sociales jusqu’à 700 euros par an et cumulable avec le remboursement des transports en commun jusqu’à 800 euros. Jusqu'à fin 2023, les employeurs peuvent également prendre en compte le forfait de transport en commun ou de service public de vélo au-delà des 50% minimum et jusqu’à 75% sera exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations pour les salariés. 


Vincent Michelon

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