Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Confinement : l'énorme succès des "drive"

La rédaction de LCI
Publié le 12 avril 2020 à 13h23
JT Perso

Source : JT 13h WE

CONSOMMATION - Depuis le début du confinement, les habitudes de consommation ont profondément changé. Alors que les hypermarchés et les supermarchés ont vu leur fréquentation baisser de moitié, les services de drive, eux, croulent sous la demande.

C'est l'un des effets du confinement : les drive, ces ventes à emporter de produits de la grande distribution préalablement commandés sur internet, croulent sous la demande. Ces achats ont bondi de 74,3%, juste devant les courses effectuées dans des commerces alimentaires de proximité, en zone urbaine (+ 62,4%) ou rurale (+74,2%), indiquait dès le 26 mars le cabinet Nielsen. Depuis, la tendance ne s'est pas infirmée. A l'image de ce supermarché de drive de la métropole lilloise, où désormais 1 600 commandes sont prises en compte chaque jour. Le volume a en effet doublé depuis le début du confinement.

Face à cet engouement, il a fallu embaucher dans l'urgence. En plus des 80 salariés, 15 CDD, payés au Smic ont été recrutés en renfort. C'est le cas de Guillaume, 20 ans, un jeune plombier qui était au chômage partiel : "J'ai dû quand même envoyer mon CV, mais après ça a été super rapide. Ils m'ont donné ce qu'il fallait pour que je sois en sécurité, et après on m'a formé directement", dit-il au JT de 13H.

Des startups pour la livraison

Côté logistique, 6 poids-lourds livrent l'entrepôt du drive chaque jour, c'est trois fois plus qu'avant la crise. Résultat, entre les différentes enseignes de la grande distribution, la concurrence fait rage pour s'approvisionner auprès des centrales d'achat. Car l'objectif pour chacune d'entre elles,  c'est d'éviter la pénurie. Certains produits sont d'ailleurs soumis à des quotas : on ne peut, par exemple, acheter que trois packs d'eau maximum.

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Autre nouveauté, pour séduire de nouveaux clients, certaines enseignes se sont alliées avec des startups spécialisées dans la livraison pour que le drive devienne un service de livraison complet des courses et non plus seulement de préparation des commandes. Pour le destinataire, le coût varie selon les kilomètres parcourus. Comptez une dizaine d'euros en moyenne. "Ce n'est pas excessif, et ça nous permet de rester plutôt serein chez nous", raconte un bénéficiaire, ravi par ce système mis en place. Le livreur touche, lui, 6 euros environ. Ces applications ont triplé leur activité depuis le début du confinement.


La rédaction de LCI

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