Dans "Le 13H à vos côtés", le JT de TF1 vous accompagne face aux problèmes que vous rencontrez au quotidien.
Aujourd'hui, la question d'une habitante de Seine-et-Marne qui rencontre un souci de lavabo.
Thierry Coiffier y répond sur le plateau de Marie-Sophie Lacarrau.

Édith, de Cannes-Écluse, en Seine-et-Marne, explique dans la vidéo ci-dessus un problème avec son lavabo : "une auréole jaune est apparue autour de la bonde", explique-t-elle. Le vendeur et le maçon qui a fait le joint silicone se renvoient la balle. Personne ne veut prendre en charge la réparation. Que peut-elle faire ? 

Une première chose : si vous constatez un problème sur un objet que vous avez acheté, vous pouvez faire jouer la garantie légale de conformité. Mais attention, le problème doit être constaté dans les deux ans de votre achat. Si c’est le cas, il n’y a même pas de question à se poser. C’est le vendeur qui est présumé responsable du problème. Ce sera donc à lui de prouver que ce n’est pas de sa faute. Il a 30 jours pour le faire à partir du moment où vous vous êtes manifesté. 

Cela se complique si le problème apparaît plus tard, plus de deux ans après l’achat. Dans ce cas, on est tenté de faire jouer une autre garantie : la garantie légale des vices cachés. Mais pour qu’elle s’applique, le vice doit empêcher l’utilisation de l’objet ou en réduire l’usage. Or, dans le cas d’Edith, ce n’est qu’un problème esthétique, donc elle aura du mal à actionner cette garantie.

Dans son cas, le plus adapté est peut-être d’organiser une expertise amiable contradictoire. Il faut choisir un expert, mais sachez qu’il n’en existe pas de définition légale. "L’usage est de considérer comme un expert, un professionnel qui a au moins 5-10 ans d’expérience dans son domaine", nous dit Raphaël Bartlomé, directeur juridique de l’UFC-Que Choisir. "Ce qui important également, c’est que le jour de l’expertise, les autres parties doivent être présentes", poursuit-il.

C’est à vous de prendre en charge le coût de l’opération, mais vous pouvez faire appel à la protection juridique de votre assurance habitation. Quant à la valeur de cette expertise, elle est moindre qu’une expertise judiciaire. Mais elle peut aider à résoudre de petits litiges, comme pour ce lavabo par exemple. Si le désaccord persiste, il faudra saisir un conciliateur, puis le juge de proximité. 

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Thierry COIFFIER

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