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Emballages à moitié plein : quand les industriels vont font acheter... du vide

Publié le 5 octobre 2020 à 17h33, mis à jour le 5 octobre 2020 à 18h18
JT Perso

Source : JT 20h WE

MAUVAISE SURPRISE - Dans les rayons des supermarchés, les emballages séduisent et donnent souvent envie d'acheter. Bien souvent avec des ouvertures transparentes à l'avant, comme la garantie d'une boîte bien remplie. Mais ce n'est pas toujours le cas. L'ONG Foodwatch a dressé la liste des marques qui emballent un peu trop de vide.

Vous l'avez peut-être déjà expérimenté lors de vos achats au supermarché : vous tombez sur un produit dont l'emballage vous plaît mais arrivé chez vous, vous le déballez et découvrez la "mauvaise" surprise : la taille du contenant était trompeuse par rapport au volume réel du produit. Il s'agit d'une astuce marketing légale, dont nous sommes tous victimes un jour où l'autre. Pour tenter de faire reculer les marques sur ce sujet, l'association Foodwatch a lancé une étude, ainsi qu'une pétition. 

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Avec son enquête intitulée "Plein de vide", Foodwatch a épinglé sept marques qui pratiquent cette astuce. Parmi elles, Lipton, donc les produits contiennent selon l'association 43% de vide, Léa Nature (58%), Sojasun (34%), Monoprix (35%), Barilla (60%), Carrefour (50%) et enfin Leclerc, qui emballe 68% de vide.

"Quand on met un emballage plus grand, à la fois, ça attire l’œil des clients et en même temps, on peut mettre beaucoup plus de mentions, de choses qui vont chercher à faire vendre. Aujourd'hui, les consommateurs disent, 'c'est pas ça, qui nous intéresse, nous ce qu'on veut, c'est de la transparence', donc réduisons les emballages", explique Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch. Pour l'association, "cette pratique est totalement à contre-courant des efforts environnementaux nécessaires, comme celui de réduire la quantité d’emballage et donc de déchets." 

Regarder le prix au kilo plutôt que l'emballage

L'argument des industriels est simple : le vide protégerait les nutriments des aliments et permettrait une meilleure conservation. Mais est-ce la principale raison de ce trop-plein de vide ? 

Pas vraiment, à en croire Yves Puget, directeur de LSA. "Il y a des seuils de prix psychologiques. Quand vous avez un produit à 99 centimes, c'est difficile de le mettre ensuite à 1,01 euro. Donc les industriels préfèrent baisser le grammage plutôt que d'augmenter les prix", explique-t-il. Alors, comment s'y retrouver ? Regarder les prix au kilo. Un paramètre bien moins trompeur que les emballages.


La rédaction TF1 Info

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