Dans "Le 13H à vos côtés", le JT de TF1 vous accompagne face aux problèmes que vous rencontrez au quotidien.
Au menu du jour, une question sur l'escroquerie à l'accusation de fraude fiscale, sur laquelle le site Cybermalveillance.gouv.fr a lancé une alerte ce jeudi.
Thierry Coiffier délivre ses conseils sur le plateau de Marie-Sophie Lacarrau.

Attention à cette arnaque au faux contrôle fiscal ! Le principe est assez simple : vous allez recevoir un mail qui semble provenir de l’administration fiscale (avec en en-tête DGfip, Direction Générale des Finances Publiques). Il y en a plusieurs types, certains sont mieux faits que d’autres. En voici un exemple :

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Voilà ce qu’on peut y lire : "Il existe plusieurs accusations de fraude fiscale à votre encontre", "vous risquez 500.000 euros d’amende et 5 ans d’emprisonnement", "vous avez 72 heures pour régler la somme de 4819 euros". Tout cela est évidemment faux. Certains se font pourtant piéger et paient la somme demandée sur un compte frauduleux.

Cybermalveillance.gouv.fr a donc émis une alerte ce jeudi. Les préjudices peuvent être assez importants, 4000-5000 euros en moyenne. Comment repérer l’arnaque ? 

Le meilleur conseil qu’on puisse donner, c’est de douter, de partir du principe que toute sollicitation par mail ou téléphone est une menace. Ce qui oblige à quelques vérifications. Dans l’exemple qui nous intéresse, les adresse mails utilisées ne sont pas crédibles, regardez celle qui figure dans l'exemple montré plus haut, "publiquesfinancesXXX@gmail.com". L’administration fiscale n’utilise des adresses qu’avec XXX@dgfip.finances.gouv.fr.

De plus, l’administration fiscale précise que dans le cas d’un contrôle, on vous adresse un courrier papier avec accusé de réception. Autre méthode simple de vérification : contactez votre centre des impôts ou allez sur votre espace personnel sur impots.gouv.fr, vous verrez bien si vous trouvez le même message. 

 Si on s’est fait piéger, comment réagir ? Si vous avez payé, vous avez donc été victime d’une escroquerie. Il faut alerter immédiatement votre banque pour tenter de suspendre le virement s’il n’est pas encore passé. Conservez toutes les preuves et portez plainte même s’il y a peu de chances de revoir votre argent.

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Vous pouvez également l’envoyer par mail à l'adresse suivante : le13havoscotes@tf1.fr.


Thierry COIFFIER

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