Toutes les entreprises de plus de 50 salariés ont l'obligation de faire profiter des primes d'intéressement et de participation.
Le gouvernement veut faire élargir cette mesure, à compter de 2025, à toutes les entreprises de plus de dix employés.
Mais l'idée ne fait pas l'unanimité du côté des employeurs.

Obtenir une prime grâce aux bons résultats de l'entreprise, l'idée est séduisante lorsque les employés estiment s'investir quotidiennement pour leur société. Un juste retour des choses qui pourrait avoir prochainement lieu dans plusieurs petites sociétés qui n'étaient auparavant pas concernées, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de cet article.

"On va inciter les entrepreneurs à arrêter de recruter"

Régulièrement, cette cheffe d'entreprise contrôle l'évolution des rentrées d'argent. Avec 100.000 euros de bénéfices en 2022, la société se porte bien. Et les salariés bénéficient déjà d'une prime annuelle. Le projet de loi sur le partage de la valeur sera soumis au Parlement à la fin du mois de juin prochain. S'il est adopté, les entreprises de 11 à 49 salariés seront concernées, seulement si elles réalisent trois années consécutives de bénéfices. Pour un syndicat patronal, cette mesure va freiner l'économie. "Cela ne sert strictement à rien, ça va avoir l'effet inverse. On va inciter les entrepreneurs à arrêter de recruter", analyse Nicolas Poux, directeur de la CPME 31.

Stéphane Tournier, restaurateur à Toulouse employant 12 salariés, est également sceptique. Lui aussi verse ponctuellement une prime au mérite, mais ne veut pas être obligé de le faire. Il revendique sa liberté et la spécificité des petites entreprises. La mesure est déjà appliquée dans les grosses structures. Un million et demi de Français pourraient bénéficier de ces primes d'intéressement ou de participation. Cette obligation serait mise en place à partir de 2025 pour une expérimentation pendant cinq ans.


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo : Perrine Mislanghe, Marion Larradet

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