VIDÉO - "Partage de la valeur" : ce que vous pourrez gagner si vous travaillez dans une petite entreprise

par La rédaction de TF1info TF1 | Reportage Eléonore Payró, Maureen Alibert
Publié le 27 juin 2023 à 12h46

Source : JT 20h Semaine

Les députés ont entamé lundi l'examen du projet de loi sur le "partage de la valeur" au sein des entreprises.
Si le texte de loi est adopté, il entrera en vigueur dès l’automne prochain.
TF1 vous explique ce que vous pouvez en attendre si vous êtes concerné.

Les salariés des petites entreprises seront-ils beaucoup plus nombreux à recevoir une prime, une participation ou un intéressement de la part de leur employeur à compter de 2024 ? C'est en tout cas le but poursuivi par le projet de loi sur le "partage de la valeur", débattu à l’Assemblée nationale depuis lundi. Si le texte de loi est adopté, il entrera en vigueur dès l’automne prochain.

Signé par quatre syndicats sur cinq - manque la CGT -, il prévoit notamment que les entreprises de 11 à 49 employés, dont le bénéfice net représente au moins 1% du chiffre d'affaires pendant trois années consécutives, mettent en place au moins l'un des différents dispositifs de partage de la valeur, pour cinq ans d'expérimentation.

Trois formes formes de versement possibles

Le cas échéant, le versement pourra s'effectuer sous trois formes : participation, intéressement ou prime de partage de la valeur. Concrètement, un employé d’une PME de 30 personnes dont le salaire est de 1.750 euros net par mois pourrait se voir verser une participation annuelle de 1.386 euros en moyenne. Autre exemple, pour un salarié qui gagne 2.200 euros net par mois, dans une entreprise de 43 salariés, la prime de partage de la valeur serait de 567 euros en moyenne.

Pour rappel, la participation est un mécanisme de redistribution des bénéfices, actuellement obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés, tandis que l'intéressement est une prime facultative liée aux résultats ou performances non financières. Les deux s'accompagnent d'avantages fiscaux.

"Normal de partager les richesses"

Madame La Présidente,  jeune marque de compléments alimentaires dont les employés témoignent dans le reportage de TF1 en tête de cet article, est concernée. Pour récompenser ses 17 salariés, elle leur verse des primes depuis deux ans, soit un bonus oscillant entre 800 et 3.000 euros par personne, selon leur performance. "Je pense que c'est une bonne source de motivation, ça permet de donner le meilleur", explique une salariée, tandis qu'un second abonde : "ça permet de participer à l'effort de la société et c'est assez intéressant".

Pour la fondatrice, ce geste permet de recruter plus facilement et de fidéliser ses équipes. "On est dans une entreprise qui fonctionne très bien grâce à ses salariés, on le sait, j'ai été salariée et je trouve ça normal de partager les richesses de la société", souligne Meriem Khali-Malone, dirigeante de l'entreprise basée à la Courneuve, en Seine-Saint-Denis.

Gilles Duault, président de la confiserie Kubli à Morangis, dans l'Essonne, souhaiterait en faire autant, mais il ne peut plus se le permettre, à cause de la crise du Covid et du coût des matières premières. "Aujourd'hui, on ne peut pas redistribuer de l'argent qu'on n'a pas, on est tout juste à l'équilibre donc pour l'instant ce n'est pas opportun", explique le confiseur à TF1. "Mais si demain l'activité redémarre, qu'on arrive à redégager de l'argent, il est certain qu'on redémarrera ces primes annuelles", assure-t-il.


La rédaction de TF1info TF1 | Reportage Eléonore Payró, Maureen Alibert

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