VIDÉO - Fausses annonces de location : comment les repérer et ne pas se faire abuser ?

par La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Henri Dreyfus et Corinne Chevreton.
Publié le 12 octobre 2023 à 11h38

Source : JT 20h Semaine

C'est l'une des conséquences de la crise du logement : le nombre d'annonces de location frauduleuses augmente de façon inquiétante.
Comment ne pas se laisser abuser par de faux propriétaires ?
Le 20H de TF1, qui a rencontré une victime, se penche sur la question.

Profitant de la crise du logement, les escrocs multiplient les fausses annonces, ciblant principalement les étudiants. Waël, qui témoigne dans le reportage de TF1 ci-dessus, a été victime d’une arnaque. En juin 2023, cet étudiant en médecine recherche son premier appartement à Villeurbanne (Rhône). Sur un site de petites annonces, le jeune homme tombe sur ce qu'il croit être une aubaine : un studio de 32 mètres carrés, loyer 600 euros. La cousine du soi-disant propriétaire organise la visite dans la foulée et accepte le dossier du locataire. 

"On m’a demandé de prendre une assurance, de signer le contrat de location, de signer la caution solidaire. Ensuite, le virement est demandé un ou deux jours avant la remise des clés", relate au micro de TF1 la victime. Sauf qu’une fois le premier loyer versé, et malgré de nombreux textos, il n'a plus jamais eu aucune nouvelle du pseudo-propriétaire. Le jeune homme porte plainte et contacte alors sa banque pour se faire indemniser, mais sans succès. "Ils ont dit que vu que c’est un virement qui a été fait délibérément, ils ne peuvent rien faire pour nous", explique Waël. Quant à la police, "ils ne savent qui a ouvert le compte et l’argent a été retirée. Donc, ils ne peuvent rien faire pour nous"e.

Près d'une arnaque sur cinq concerne un étudiant

Les malfaiteurs profitent d'un marché de la location tendu, avec peu d'offres et beaucoup de demandes. Pour eux, les étudiants sont une cible privilégiée, avec 18% des escroqueries à la fausse location. La méthode est bien ficelée. Le plus souvent, les escrocs louent un appartement, le temps de quelques jours, sur des plateformes bien connues. Ils se font ensuite passer pour les propriétaires. Au cours des trois derniers mois, 563 plaintes ont été déposées un peu partout en France, soit une hausse de 24% par rapport à l’an dernier à la même période. Mettre fin à ces agissements n’est pas aisé, car entre les commanditaires et la victime se cache parfois un réseau tentaculaire. 

"Soit on va avoir affaire à des réseaux 'locaux' qui vont s’amuser à mettre de fausses annonces. Ou alors on a ce que j’appelle des multinationales de l’escroquerie, c'est-à-dire des réseaux organisés comme des entreprises", souligne auprès de TF1 maître Arnaud Delomel, avocat spécialisé dans la défense des droits des consommateurs. 

Sur les plateformes de locations, une pièce d’identité et un justificatif de propriété peuvent être demandés à la personne à l'origine de l’annonce, en cas de doute. Mais certaines passent entre les mailles du filet. Sur les quelque 600 annonces quotidiennes publiées sur la plateforme "De Particulier à particulier", une trentaine s’avèrent être des escroqueries. Afin d'éviter une déconvenue, la règle d'or est de ne jamais verser d’argent avant de signer le bail, effectuer l’état des lieux et récupérer les clés.


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Henri Dreyfus et Corinne Chevreton.

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