Des commissaires-priseurs sillonnent la France en quête d'objets à vendre aux enchères, incitant les particuliers à faire estimer leurs objets poussiéreux.
Une équipe de "Sept à Huit" a suivi deux d'entre eux.
Leur plus beau fait d'arme, un tableau sorti d'un cabas de courses qui a rapporté 135.000 euros à son propriétaire.

Ils sillonnent la France pour dégotter les trésors cachés dans nos greniers. Annoncés par la presse régionale, François-Xavier Poncet, commissaire-priseur, et Quentin Bredat, chargé d'estimation, ont choisi cette fois de poser leurs valises pendant deux jours dans une commune de Savoie, où les caméras de "Sept à Huit" les suivent dans le reportage à retrouver en tête de cet article.

Dans leur bureau itinérant, installé au sein d'un hôtel, défilent des habitants et les dizaines d'objets en tout genre qu'ils amènent avec eux : bijoux de famille, tableaux, céramiques… "Tout le monde a forcément un petit objet de valeur chez lui, parfois sans le savoir, sans même s'en douter. Ça peut être une pièce de monnaie ancienne oubliée au fond d'un tiroir, la bague de l'arrière-grand-mère, un petit tableau qui ne paye pas de mine. Je pense qu'il y a un trésor potentiel caché dans la plupart des greniers de France, c'est une certitude", explique François-Xavier Poncet. 

Beaucoup de babioles, quelques vrais trésors

En possession d'un carton poussiéreux transmis de main en main depuis trois générations, Luc profite du passage des experts pour faire expertiser son contenu, un plafonnier. "Il est en pâte de verre. Il est signé Duguet", un maître verrier des années 1930, décrit-il. L'ancien directeur d'école retraité souhaite le vendre afin de financer son rêve : un voyage en Islande. "Je l'ai gardé en souvenir, et on m'avait dit qu'il avait une certaine valeur. Je ne voulais pas m'en séparer", confie-t-il. 

Ses recherches lui ont fait miroiter un joli pécule : "S'il vaut beaucoup, il est possible que je le lâche". Mais c'est la douche froide pour Luc au moment de l'estimation. L'expert évaluant la suspension à environ 200 euros, Luc choisit finalement de ne pas s'en séparer. 

Si, lors de ces estimations, beaucoup d'espoirs sont déçus - nombre d'objets sans valeur sont refusés - certains cachent une bonne surprise. "On était de passage à Arras, on a vendu un tableau d'un peintre Indochinois qui s'appelle Mai-Thu. La personne en avait un chez elle et nous l'a amené. Elle l'a sorti d'un cabas, d'un sac de courses. On lui a dit qu'il coûtait 80.000 à 100.000 euros. On l'a vendu 135.000 euros dans une vente de tableaux modernes", raconte le commissaire-priseur.

Cette fois, pas d'œuvre majeure, mais plusieurs pépites ont été présentées à nos spécialistes, dont un recueil d'estampes japonaises. Laurence et Philippe sont venus faire estimer l'ouvrage,  sans aucune idée de ce qu'ils tenaient entre les mains. "Quand on est entrés dans notre nouvelle maison, on a eu la surprise de trouver un tas d'objets anciens, dont ce livre un peu unique, incroyable sur papier de soie", raconte Laurence. "L'idée, c'est de savoir son origine, connaître son historique, son âge, c'est peut-être une pièce qui a plus de 150 ans", s'enthousiasme Philippe. L'objet sera finalement vendu 560 euros. Au bout des deux jours, les experts repartent avec un butin hétéroclite, qu'ils estiment au total à 40.000 euros. 


S.B. | Reportage vidéo "Sept à Huit"

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