Reste à charge zéro : comment les opticiens s'adaptent à la nouvelle "guerre des lunettes"

TF1
Publié le 20 janvier 2020 à 12h29, mis à jour le 20 janvier 2020 à 12h42

Source : JT 20h WE

REPORTAGE - Depuis le 1er janvier, avec la mise en place du "reste à charge zéro", il est possible de ne plus rien payer pour acheter des lunettes. Chaque opticien doit présenter un panel de 55 montures à 30 euros maximum, avec une qualité garantie. Le dispositif oblige les enseignes à revoir parfois leur stratégie.

Le "reste à charge zéro" pour les lunettes et les appareils auditifs est entré en vigueur le 1er janvier dernier. Objectif : éviter que certains patients renoncent aux soins par manque de moyens. Jusqu'à présent, la dépense moyenne était en effet de 290 euros. Une somme conséquente, surtout quand on sait qu'un Français sur deux porte des lunettes.

Le dispositif oblige chaque opticien à présenter un panel de 55 montures à 30 euros maximum, avec une qualité garantie sur la monture comme pour les verres (qui doivent par exemple être anti-reflets et anti-rayures). La principale différence avec les modèles des couturiers et des créateurs vendus à un prix plus élevé ? La matière et les finitions, moins précises. La protection contre les lumières bleues est ainsi absente des modèles "reste à charge zéro".

Plutôt que mélanger les modèles à 30 euros et les autres, certains magasins ont fait le pari des lunettes accessibles à tous les budgets. C'est le cas de l'enseigne "Lunettes pour tous". Elle possède sa propre marque, à prix très bas, et affiche ainsi de gros volumes de vente. Résultat : les clients repartent, pour la plupart, sans vraiment avoir rien déboursé. 

Sylvain Figerou, un opticien bordelais, a pour sa part pris un virage radical : il a revendu ses magasins pour créer "Iris & Octave", un laboratoire quasi-high tech où le client peut fabriquer sa propre monture en moins de deux heures pour à peine 50 euros  !


TF1

Tout
TF1 Info