Depuis ce 1er mai, le Smic a augmenté pour plus de deux millions de Français : il est rehaussé à un peu plus de 2%, soit 30 euros nets par mois.
Comment vit-on aujourd’hui avec 1383 euros ?
Le 20H de TF1 a recueilli plusieurs témoignages.

Kathy et son mari touchent chacun le Smic. Elle, est employée dans la grande distribution. Depuis ce 1er mai, son salaire est augmenté de 30 euros. Trop peu pour elle. “30 euros, ça nous fait un jour de repas. On est arrivés à une situation où on n'arrive plus à s'en sortir” affirme-t-elle. 

Pour le loyer et l'énergie, le couple paye 700 euros. Les 580 euros d'aides qu’ils touchent chaque mois ne suffisent pas. Kathy réfléchit même à changer de carrière. "Moi, j'aime bien ce que je fais, j'adore mon travail, mais si c'est pour rester dix, quinze, 20 ans à faire le même boulot et être payée le même salaire, pour moi, ce n'est pas possible", poursuit-elle. Le Smic avait déjà été augmenté en janvier. À partir de maintenant, elle va gagner 360 euros en plus sur une année. 

"Une bonne nouvelle" pour les salariés étudiants

La hausse du Smic s’élève à 6% sur un an. C’est un peu plus que l’inflation. Les salariés étudiants interrogés par TF1 sont plutôt contents. "On a les appartements à payer si on en a ou faire les courses ou l'essence, donc comme en ce moment beaucoup de choses sont plus chères, c'est une bonne nouvelle", se réjouit l'un d'eux. "C'est toujours du positif. C'est un bonus pour nous à la fin du mois en tant qu'étudiants pour se faire plaisir et pouvoir mettre de côté en même temps", sourit un autre. 

"30 euros, ce n'est même pas un plein"

La situation est différente pour Anthony Inghels. Ce conducteur de bus vit dans un logement social à Carvin (Pas-de-Calais), ville moyenne du bassin minier. Son loyer est de 386 euros. Entre son Smic et les allocations familiales, il touche 1600 euros pour quatre personnes. Pour lui aussi, la revalorisation du salaire est insuffisante. "30 euros, ce n'est même pas un plein", soupire-t-il. 

Il n’a pas touché le chèque inflation ni d'aide pour le carburant, car l’État s’est basé sur ses revenus des années précédentes, plus élevées. D’autant que ses dépenses s'accumulent. Il lui reste chaque mois 700 euros pour la famille. "Quand il nous reste de l'argent, on fait déjà les calculs pour faire les courses, on met de côté en espèce, comme ça on sait que c'est sécurisé", explique-t-il. Il espère rapidement évoluer dans son métier pour toucher un salaire supérieur.


L.T. | Reportage TF1 Vincent Lamhaut, Anaïs Lebranchu, Charles Yzerman

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