VIDÉO - Inondations, tempêtes, sécheresses... face aux risques climatiques, le prix des assurances en hausse

par La rédaction de TF1info | Reportage : Vincent Lamhaut, Pierre Humez
Publié le 29 décembre 2023 à 18h16

Source : JT 13h Semaine

La multiplication des aléas climatiques a creusé le déficit du régime d'assurance des catastrophes naturelles.
Pour le combler, les cotisations vont donc augmenter.
Tous les Français sont concernés, pas seulement ceux qui vivent dans les zones à risques.

Remettre à flot un système devenu structurellement déficitaire face à des aléas climatiques de plus en plus fréquents. Tel est l'objectif de l'augmentation de la surprime qui finance le régime des catastrophes naturelles des assureurs français, entérinée par un arrêté paru ce jeudi au Journal officiel. Une hausse qui sera effective à partir du 1ᵉʳ janvier 2025, date à laquelle le taux annuel de cotisation passera de 12% à 20%. 

"Le risque, si on n'augmentait pas cette surprime, c'est d'avoir un fonds de plus en plus déficitaire et donc à terme un problème pour indemniser les sinistrés", explique Caroline Duraffourd, porte-parole du comparateur d'assurances Assurland.com, dans le reportage de TF1 à retrouver en tête de cet article. À titre de repère, les récentes inondations dans les Hauts-de-France ont coûté 550 millions d'euros et la sécheresse près du double (900 millions d'euros), soit 1,5 milliard d'euros uniquement pour ces deux événements. 

"Donner un petit plus pour aider les autres aussi"

Dans ce contexte, alors que le déficit se creuse chaque année, l'augmentation concernera tous les Français et non pas les seuls à vivre dans les zones à risque. "Ça ne me fait rien de donner un petit plus pour aider les autres", témoigne Lolita, sinistrée des inondations de novembre dernier. "À l'heure actuelle, ce que je peux ressentir, ils peuvent le ressentir aussi s'il leur arrive une catastrophe naturelle", ajoute-t-elle, soulignant être "contente qu'on l'aide".

Daniel a lui aussi subi de plein fouet les inondations avec des dégâts considérables, qu'il estime à près de 100.000 euros. Une somme qui devrait être totalement prise en charge puisqu'il paye une assurance-habitation de 414 euros par an, dont une surprime. À compter de 2025, il devra débourser environ 30 euros de plus par mois. "C'est toujours dommage de payer plus", poursuit-il, même s'il "comprend un peu" le sens de cette augmentation.

Cette hausse des primes était demandée par les professionnels depuis plusieurs mois. Et pour cause, face à l'augmentation de la fréquence des tempêtes, sécheresses et autres inondations dues au dérèglement climatique, le régime des catastrophes naturelles est déficitaire depuis 2015. 

Dans un rapport diffusé début février, le réassureur public CCR (Caisse centrale de réassurance), chargé d'indemniser les victimes de catastrophes naturelles, s'inquiétait d'un déficit qui pourrait être "d'au minimum 420 millions d'euros par an à l'horizon 2050". En accordant une augmentation à 20% sur la majorité des contrats en 2025, Bercy s'aligne à peu près sur les recommandations de France Assureurs comme de la CCR qui prônaient respectivement 18% et 19% dès 2024, la CCR en prévision d'une hausse à 22% dans le futur. 


La rédaction de TF1info | Reportage : Vincent Lamhaut, Pierre Humez

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