Le 13H

Yaourts, biscuits... Attention à ces emballages qui vous trompent

V. Fauroux | Reportage TF1 Ludovic Romanens, Sébastien Maloiseau
Publié le 19 janvier 2022 à 17h31
Yaourts, biscuits... Attention à ces emballages qui vous trompent

Source : Istock

MENSONGES - Ne faites pas trop confiance aux emballages alimentaires, ils peuvent parfois vous induire en erreur. C'est ce que révèle une enquête menée durant cinq ans par l'association CLCV, qui réclame ce mercredi un meilleur encadrement des pratiques des industriels.

 Un laitage arborant un beau fruit sur son emballage alors qu'il n'en contient "qu'une quantité très faible, voire inexistante", des "raviolis au bœuf qui ne comptent que 4% de bœuf"... L'association de défense des consommateurs et des usagers CLCV a "passé au crible les emballages et la composition de près de 900 produits" en cinq ans, de 2017 à 2021. Résultat, quel que soit le produit concerné - céréales du petit-déjeuner, poissons panés, biscuits, produits végétariens, boissons énergisantes, yaourts - l'association a identifié des pratiques "qui induisent le consommateur en erreur".

Un meilleur encadrement

TF1 a montré à des consommateurs pris au hasard dans la rue les emballages de quatre produits différents : une boisson fruitée, des biscuits à la fraise, des céréales et des saucisses végétales. À chaque fois, la réaction des consommateurs est plutôt positive, notamment face aux biscuits à la fraise. "Au niveau marketing, c'est beau, ça fait envie… Les fruits et le fait qu'il y a dessus un petit personnage, pour les enfants, c’est génial", s'extasie ainsi une mère de famille. "Ça à l’air d’être des gâteaux bios et bons pour les enfants, car il y a des fruits sur l'emballage", renchérit une jeune femme. 

À l'arrivée pourtant, ce biscuit sucré contient jusqu'à 9 additifs, des gélifiants, ou encore des correcteurs d’acidité, indiqués en tout petit sur le paquet. Et cela change tout du côté des consommateurs. "Je n'achète pas. Il y a énormément de sucre, des colorants, je ne suis pas pour", se ravise aussitôt la mère de famille. Pour la boisson, les céréales ou les saucisses, même constat, les marques jouent avec nos yeux et notre appétit. 

"C’est un peu trompeur pour le consommateur, mais ce sont des pratiques qui sont tout à fait légales aujourd'hui. Ce qu'on demande justement, c'est qu'il y ait une évolution des réglementations pour mieux encadrer ces pratiques et que ce ne soit plus possible, par exemple, d'afficher un ingrédient en gros sur l'emballage alors qu'il n'y en a pas du tout dans le produit", avance Lisa Faulet, responsable scientifique et alimentation de CLCV, auprès de TF1. 

L'association demande également "la mise en place de seuils minimums d'ingrédients pour pouvoir mettre en avant leurs images". Elle juge en outre "primordial d'instaurer des quantités maximales d'additifs, d'arômes, de sel, de matières grasses et de sucre dans les produits pour enfants", encourageant les industriels, "sans attendre une réglementation contraignante", d'utiliser moins d'additifs et d'arômes et à faire preuve de plus de transparence sur l'origine des produits.


V. Fauroux | Reportage TF1 Ludovic Romanens, Sébastien Maloiseau

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