Inflation : les prix s'envolent

Cantines scolaires : pourquoi de nombreuses communes vont saler leurs tarifs

par La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Yael Chambon, Alexandra Vieira
Publié le 8 juin 2022 à 10h34
JT Perso

Source : TF1 Info

L’inflation pousse les fournisseurs des cantines scolaires à augmenter leurs prix.
Face à cette situation, les collectivités ont le choix de répercuter ou non ces hausses sur les repas.

Pizzas, pâtes, légumes… En France, préparer les plats pour les millions d’écoliers qui mangent à la cantine chaque jour coûte de plus en plus cher. "Les huiles ont subi une augmentation de 15% et après, au niveau des pâtes, ça a pris 40% d’augmentation", détaille dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article le responsable d’une cantine d’Ambes, en Gironde. La faute à la guerre en Ukraine, à la grippe aviaire et au Covid-19.

Mais les aliments ne sont pas les seuls pour lesquels les tarifs ont augmenté. Car dans un restaurant scolaire, il y a le four qui consomme de l’électricité, le gaz et l’eau utilisée pour la plonge de plusieurs centaines de repas. Des énergies qui coûtent de plus en plus cher dans l’Hexagone. Face à ces hausses, plusieurs communes doivent donc faire un choix difficile : amortir le choc ou répercuter l’augmentation des coûts et la hausse de la facture demandée par les fournisseurs sur le prix des repas payés par les familles.

Une augmentation de quelques centimes par repas

Une situation d'autant plus délicate que les contrats entre les villes et la restauration scolaire sont en train d'être révisés. Le secteur réclame entre 7 et 8% de hausse pour retrouver son équilibre financier, malmené par l'inflation. Ainsi, dans la commune d’Ambes, pour la première fois depuis huit ans, le Conseil municipal a décidé d’augmenter ses prix à la rentrée. "Ce sera une légère augmentation sur le prix des menus pour que les enfants puissent continuer à manger sainement et en quantité", explique Sandrine Villenave, adjointe à la Jeunesse.

Une augmentation de quelques centimes par repas qui pourrait être adoptée par de nombreuses collectivités en France. Difficile, pour certains parents, qui disent toutefois comprendre cette augmentation. "Tout augmente, je ne vois pas pourquoi la cantine n’augmenterait pas aussi. En revanche, les salaires ne suivent pas", déplore une mère de famille dans notre reportage.  

Absorber les coûts

Pour tenter de limiter la hausse, d'autres établissements ont trouvé des solutions. C’est le cas dans la commune de Bègles (Gironde). La cuisine centrale de la ville a ainsi décidé de mettre les producteurs en concurrence pour faire baisser la facture. "Chaque semaine, on va avoir cinq fournisseurs qui vont être sélectionnés et qui vont nous faire une proposition par rapport à l’origine, par rapport au prix (…) ce qui va nous permettre d’économiser", détaille Benoît Chauteau, responsable de la production. 

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Mais la mairie a tout de même fait ses calculs : en trois mois, les dépenses ont augmenté de 32.000 euros. Pas question toutefois de toucher au pouvoir d’achat des familles. "On a décidé d’absorber cette augmentation des coûts, pour ne pas impacter les familles qui ont déjà beaucoup de difficultés en ce moment, avec tous les autres prix qui augmentent", détaille Amélie Cohen-Langlais, adjointe aux Solidarités de la mairie de Bègles. Pour compenser cette augmentation, la Ville a notamment décidé de renoncer à l’achat de certains produits bio, plus chers.


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Yael Chambon, Alexandra Vieira

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