Au niveau national, 28,5% des stations manquent d'au moins un type de carburant, selon un bilan établi jeudi par la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher.
La CGT annonce que la grève est reconduite chez TotalEnergies, malgré l'accord salarial signé entre la direction et deux syndicats majoritaires.
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ESTIMATION DU GOUVERNEMENT


Un "retour à la normale pour les automobilistes attendu dans la semaine qui vient", a répété ce vendredi soir Matignon. Des propos dans la droite ligne de ceux prononcés par le président de la République plus tôt dans la semaine.

ESSO ESTIME LE RETOUR A LA NORMALE


Le retour "à une situation de marche normale" dans les deux raffineries Esso-ExxonMobil prendra "deux à trois semaines", a indiqué le groupe vendredi dans un communiqué.


"Les unités des deux raffineries d'Esso Raffinage seront progressivement redémarrées selon les protocoles de sécurité nécessaires et de façon à minimiser les nuisances", ajoute Esso, précisant que les volumes de ventes sur septembre ont baissé "de 25 % par rapport à août".

ENCORE QUELQUES JOURS


Les transporteurs routiers se mobilisent de façon "exemplaire" pour résorber les pénuries de carburant, a affirmé vendredi le ministre délégué aux Transports, en prévenant toutefois que les tensions allaient encore perdurer quelques jours.


"Le président a donné un cap qui est le milieu de la semaine prochaine, on y travaille", a assuré Clément Beaune lors d'une visite au Plessis-Pâté (Essonne) chez Transports Premat, plus gros transporteur de produits pétroliers en Ile-de-France.

AGRICULTEURS


La pénurie de carburants que connait la France impacte de nombreux secteurs économiques. Parmi les professionnels touchés, les agriculteurs, alors même qu'arrive la période où ils en ont le plus besoin. Si bien que la production agricole commencerait à être impactée.

JUSTICE


Le tribunal administratif de Lille, saisi en référé par la CGT, doit rendre d'ici 22H00 sa décision sur la légalité de la réquisition par la préfecture de personnels grévistes du dépôt TotalEnergies de Mardyck, près de Dunkerque (Nord). 


Lors de l'audience, les avocates de la CGT, Elsa Marcel et Elsa Galaup, ont affirmé que les arrêtés du préfet étaient attentatoires au droit de grève. Elles ont accusé le représentant de l'Etat dans le département de répondre aux "injonctions gouvernementales" sans avoir recherché préalablement toutes les alternatives à la réquisition de personnels.


De son côté, le préfet du Nord, George-François Leclerc, a estimé que la crise actuelle mettait "en danger des personnes vulnérables" et entravait des secteurs de l'économie régionale.

CARTE


La grève se poursuit dans plusieurs raffineries françaises, le carburant devient de plus en plus compliqué à retrouver. Afin de faciliter la recherche de stations-services, découvrez notre carte interactive, réalisée en partenariat avec Esri France, qui vous permet de connaitre l'approvisionnement des stations près de chez vous.

LE POINT SUR LA SITUATION 


"Nous avons une situation de rupture sur un au moins un carburant dans 28,5% des stations-service" de l'Hexagone, a annoncé vendredi Agnès Pannier-Runacher. "Dans les Hauts-de-France, c'est 25,5% (contre 31,7% hier)", a ajouté la ministre de la Transition écologique lors d'un point presse depuis le nord de la France. 

RÉQUISITIONS 


"Nous faisons des réquisitions pour les Français. Elles sont très ciblées et portent sur un nombre très réduit de personnels. Nous voulons soulager les Français", martèle Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique. "Cela répond à nos besoins : libérer les dépôts qui sont les plus capables d'apporter du carburant dans les stations-service", ajoute-t-elle. 

TOTALENERGIE


La CGT a annoncé la reconduction de la grève sur l'ensemble des sites TotalEnergie touchés par le mouvement. Le mouvement est reconduit jusqu'à vendredi soir dans les raffineries et dépôts pétroliers du groupe à La Mède, à Feyzin, à Flandres, à Donges et, juqu'à mardi à la raffinerie de Normandie, la plus importante de France, a indiqué à l'AFP Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe.


Cette annonce intervient en dépit de la signature d'un accord par les deux organisations majoritaires, la CFE-CGC et la CFDT, avec la direction. 

FIN DE LA GRÈVE SUR LE SITE NORMAND D'EXXONMOBIL


Selon nos informations, les salariés d'ExxonMobil, en Normandie, ont voté la levée de la grève ce vendredi à 14H. Un vote qui confirme celui de 6H ce matin. 

"SIGNES D'AMÉLIORATION"


Élisabeth Borne affirme voir "des signes d'amélioration" dans la distribution de carburants. "Je suis avec la plus grande attention la situation et je note des signes d'amélioration sur certains sites où l'expédition des carburants vers les stations-service a repris", a déclaré la Première ministre qui s'exprimait devant l'Assemblée des départements de France (AdF), réunie en congrès à Agen.


La cheffe du gouvernement évoquait les difficultés des aides à domicile pour trouver du carburant, soulignant que, "comme elles, bon nombre de Français de toutes les professions souffrent des blocages actuels qui menacent leur quotidien et leur travail". "Nous sommes avec eux et nous le serons jusqu’au bout", a-t-elle assuré.

LOCATION DE VOITURES 


 Parmi les professionnels touchés par la pénurie des carburants, les agences de location de courte durée, qui n'arrivent pas à faire le plein des voitures louées. Mais la demande de voitures électriques explose.

Urgent

ACCORD


Les syndicats majoritaires CFE-CGC et CFDT annoncent avoir signé l'accord sur les salaires.

"CONTAGION" 


Les appels à la grève le 18 octobre pour une revalorisation des salaires et contre les réquisitions se multiplient. Une note du renseignement territorial redoute que le mouvement ne s'étende aux agents portuaires, employés du secteur automobile, mais aussi d'autres professions.

ACCORD ENTRE TOTALENERGIES ET LES SYNDICATS 


Après plusieurs heures de négociations avec les syndicats, la direction de TotalEnergies a proposé dans la nuit de jeudi à vendredi une hausse généralisée des salaires. L'accord, qui pourrait être signé par les deux syndicats majoritaires, permet également aux salariés de toucher une prime. Que contient le texte ?

RISTOURNES A LA POMPE 


La remise à la pompe gouvernementale de 30 centimes par litre de carburant est appliquée depuis septembre. Elle se cumule, dans les stations Total, avec les 20 centimes de rabais consentis par le géant pétrolier. Ces aides vont progressivement diminuer et disparaître, mais quand ?

AUTO-ÉCOLES 


Sans essence, les annulations d'heures de conduite se multiplient.

Certains établissements pourraient fermer leurs portes en attendant un hypothétique réapprovisionnement des stations-services.

TRANSPORTS GRATUITS CE WEEKEND EN AUVERGNE-RHÔNE-ALPES


La région Auvergne-Rhône-Alpes va rendre gratuit ce week-end "à titre exceptionnel" l'accès aux TER et au réseau de cars interurbains régionaux, en réponse à la pénurie de carburants. Cette mesure, applicable de samedi matin à dimanche soir, concerne 1.300 trains, 800 cars et quatre réseaux de transports interurbains dont la région "est l'autorité organisatrice", a-t-elle indiqué dans un communiqué.


Alors que les habitants "passent des heures devant les stations-service", l'accès gratuit vise à permettre aux habitants de la région de "mener à bien leurs activités du week-end, en réservant leur consommation de carburant pour les déplacements obligatoires de la semaine".

VERS UNE SORTIE DE CRISE ? 


La pénurie de carburants va-t-elle bientôt être derrière nous ? Invitée de LCI ce vendredi, la ministre de la Transition énergétique espère une sortie rapide du mouvement social. "De ce qui me remonte, nous ne sommes pas très loin d'un accord" entre TotalEnergies et les syndicats majoritaires, indique Agnès Pannier-Runacher.

AUTRE REQUÊTE DÉPOSÉE A DUNKERQUE 


une autre requête pour contrer les réquisitions à Dunkerque a été déposée devant la justice à Lille, par la CGT. Elle sera examinée cet après-midi, selon notre confrère de RMC. 

COMMENT FONCTIONNENT LES RÉQUISITIONS ? 


On vous explique dans cet article le processus pour réquisitionner les salariés grévistes, que dénonce la CGT. S'ils refusent, ils s'exposent à des sanctions pénales. 

"DE NOUVELLES RÉQUISITIONS "POURRAIENT AVOIR LIEU"


Alors que la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier Runacher a affirmé, ce matin sur LCI, que de nouvelles réquisitions des dépôts de carburants n'étaient "pas sur la table", Aurore Bergé, la cheffe de file du parti présidentiel à l'Assemblée, estime sur BFMTV que de "nouvelles réquisitions pourraient avoir lieu", "si les blocages ne sont pas levés".


Plusieurs réquisitions sont déjà en cours, dans les raffineries de Dunkerque et Gravenchon. 

FIOUL DOMESTIQUE 


Face à la pénurie de carburants, certains automobilistes cherchent des plans B. Parmi eux : le recours au fioul domestique. Est-ce autorisé ?

JERRICANS


Le préfet du Pas-de-Calais annoncela prolongation de l'interdiction du remplissage des jerricans de carburant, jusqu'au 17 octobre. 

RÉFÉRÉS DE LA CGT REJETÉS 


La justice administrative a rejeté le référé de la CGT, contre les réquisitions de salariés d'ExxonMobil sur le site de Port-Jérôme-Gravenchon, nous apprend FranceBleu.

POIDS DE TOTALENERGIES


Parmi les motifs avancés par les salariés grévistes, les importants bénéfices engrangés par le groupe pétrolier et gazier. Combien pèse-t-il vraiment ?

5 SITES DE TOTALENERGIES TOUJOURS BLOQUÉS 


Le mouvement a été reconduit sur les cinq sites de TotalEnergies après les votes de relèves entre 4 heures et 6 h ce matin, a confirmé à l'AFP le coordinateur CGT Eric Sellini. Il n'y a "pas un site" de TotalEnergies où la grève est levée, a aussi dit Hakim Bellouz, de Force Ouvrière. 


Tous les sites du groupe en France sont encore bloqués : 

- Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime)

- Donges (Loire-Atlantique)

- Châteuneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône)

- Feyzin (Rhône)

- Grandpuits (Seine-Maritime)

- Dépôt des Flandres : où des salariés ont été réquisitionnés.

QUEL BILAN POUR L'ACTION DU GOUVERNEMENT ?


Le gouvernement agit-il de la bonne façon durant cette crise ? "Nous ferons un retour d'expérience sur cette crise", répond Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, sur LCI. "Lorsque la situation n'est pas satisfaisante, on peut se dire que d'autres mesures auraient pu être prises. Mais dès le 21 septembre, les équipes étaient au travail. La situation n'est pas satisfaisante pour les Français, c'est à nous de faire le travail."

"PAS LA RESPONSABILITÉ D'UNE DÉPUTÉE D'APPELER AU BLOCAGE DU PAYS"


"Je suis surprise de l'appel de la grève générale de Sandrine Rousseau", députée EELV, déplore sur LCI la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. "Je ne crois pas que ce soit la responsabilité d'une députée d'appeler au blocage du pays. Ce n'est pas acceptable de la part d'une élue de la République."

GRÈVE DU 18 OCTOBRE : "NE PAS RAJOUTER DE LA DIFFICULTÉ À LA DIFFICULTÉ"


Plusieurs organisations ont appelé à la grève le mardi 18 octobre. "J'entends les Français confrontés à la difficulté", assure Agnès Pannier-Runacher. "J'appelle chacun, en responsabilité, à ne pas rajouter de la difficulté à la difficulté. Dans un contexte d'inflation, il est normal et important que les entreprises augmentent les salaires. Nous nous sommes battus pour protéger le pouvoir d'achat et nous allons continuer."

"NOUS NE SOMMES PAS LOIN D'UN ACCORD"


"De ce qui me remonte, nous ne sommes pas très loin d'un accord" entre la direction de TotalEnergies et les syndicats, assure Agnès Pannier-Runacher sur LCI. "Il faut aboutir à un accord majoritaire et laisser sa place à la négociation. Si c'est le cas, je trouverai surprenant que le mouvement se poursuive."

CRIMES DE GUERRE


Une plainte pour complicité de crimes de guerre a été déposée à Paris contre TotalEnergies. Le groupe est accusé d'avoir continué à exploiter un gisement en Russie et permis la fabrication de carburant utilisé par des avions russes en Ukraine. L'entreprise conteste.

PHILIPPE MARTINEZ 


Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez défend sur Franceinfo les revendications de la CGT face à TotalEnergies. 

LA HAUSSE DES PRIX À LA POMPE "ABSOLUMENT INACCEPTABLE"


La hausse des coûts d'approvisionnement "ne justifie en aucune manière des prix à la pompe de 3 euros", déclare sur LCI la ministre de la Transition énergétique. "Nous allons continuer les contrôles de la DGCCRF. J'appelle les distributeurs à ne pas profiter de cette situation pour augmenter leurs marges. C'est absolument inacceptable."

AIDE AUX ENTREPRISES


L'État va-t-il venir en aide aux secteurs en difficultés à cause de la pénurie de carburants ? "Nous continuer à simplifier les aides de l'État pour compenser une partie des factures d'énergie des entreprises", répond sur LCI Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique. "Nous ferons le point avec l'ensemble des professions. Tout au long des crises successives, nous avons toujours été au contact des entreprises."

CAMIONS-CITERNES


"Nous reconduisons les arrêtés qui permettent aux camions-citernes de circuler ce week-end", indique sur LCI Agnès Pannier-Runacher. "Il faut continuer à mettre le maximum de camions-citernes sur les routes pour approvisionner les stations-service."

PAS DE NOUVELLES RÉQUISITIONS "À CE STADE"


La grève est reconduite sur les sites TotalEnergies à l'initiative de la CGT. Le gouvernement va-t-il procéder à de nouvelles réquisitions ? "Aujourd'hui, nous faisons des réquisitions ciblées sur le dépôt de Dunkerque", répond sur LCI Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique. "Ces réquisitions se passent bien, dans le calme. Je remercie l'ensemble des acteurs pour leur responsabilité. Les camions peuvent livrer les sites des Hauts-de-France."


"À ce stade, nous avons fait les réquisitions essentielles, il n'est pas de notre souhait de nous immiscer dans une négociation sociale", poursuit la ministre. "Le droit de grève est constitutionnel."

LE GOUVERNEMENT ESPÈRE UN ACCORD "DANS LES PROCHAINES HEURES"


"Il faut souligner les avancées qui pourraient déboucher sur un accord dans les prochaines heures", déclare sur LCI Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique. "J'invite toutes les organisations syndicales à poursuivre le dialogue. Je suis confiante sur le fait que le dialogue social est la voie de sortie."


Le gouvernement ne s'engage toutefois pas sur une date de retour à la normale. "Il faut que ce soit le plus rapidement possible", insiste la ministre. "Il faut que les Français sortent de cette situation insupportable, nous avons débloqué jeudi des stocks supplémentaires."

GRÈVE RECONDUITE CHEZ TOTALENERGIES 


La grève chez TotalEnergies reconduite sur tous les sites du mouvement, selon la CGT.

LA RÉPONSE DU GOUVERNEMENT


La ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, est l'invitée de LCI (canal 26) à 8h30.

GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE 


Mardi 18 octobre, plusieurs professions sont appelées par les syndicats à la grève partout en France. On vous détaille les secteurs concernés. 

LA CGT VEUT AMPLIFIER LE MOUVEMENT 


TotalEnergies a convié les quatre syndicats représentatifs à négocier en urgence dans la nuit de jeudi à vendredi. Les représentants CFDT et CFE-CGC ont accepté une proposition d'augmentation de 7% de salaire, et 3 000 à 6000 euros de primes. Mais la CGT a claqué la porte et promet de continuer le mouvement.

À QUAND UN RETOUR A LA NORMALE ? 


C'est la question qui taraude des milliers d'usagers depuis plusieurs jours. Alors que les réquisitions de personnels des dépôts ExxonMobil devrait permettre de débloquer la situation avec un approvisionnement des stations services, il n'y aura pas de retour à la normale dans l'immédiat. Une fois la grève levée, "il faudra une dizaine de jours" pour un retour total à la normale, jauge le président de la Fédération française des combustibles, Eric Laly, sur Franceinfo. 

PYRÉNÉES-ORIENTALES 


La situation semble s'améliorer dans les Pyrénées-Orientales, où le préfet a annoncé, jeudi soir, la fin de la limitation à 30 litres et des files prioritaires. Une levée des restrictions qui commencera à midi ce vendredi. a préfecture annonce en outre que seules 9 stations-services sont désormais fermées dans le département, contre 11 la veille. 

MENACE SUR LES VACANCES ? 


Les aéroports et certains trains sont aussi touchés par la pénurie de carburants. À l'approche des vacances de la Toussaint, Jade Partouche nous explique si l'on va pouvoir partir normalement en vacances, dans "LCI vous répond". 

LCI vous répond : pourra-t-on partir en vacances à la Toussaint ?Source : TF1 Info

CRIMES DE GUERRE


Deux associations ont porté plainte à Paris pour complicité de crimes de guerre, accusant le groupe français TotalEnergies d'avoir continué à exploiter un gisement en Russie et permis de fabriquer du carburant utilisé par des avions russes engagés dans le conflit en Ukraine, a appris l'AFP.


Cette plainte a été déposée jeudi auprès du procureur national antiterroriste, compétent pour les crimes de guerre, par l'association basée en France Darwin Climax Coalition et l'association ukrainienne Razom we stand, qui appelle à imposer un embargo sur les importations d'énergie fossile de Russie.

TOTALENERGIES ACCUSÉ DE COMPLICITÉ DE CRIMES DE GUERRE 


Le groupe pétrolier et gazier est visé par une plainte pour complicité de crimes de guerre en Ukraine, rapporte source proche du dossier à l'AFP. 

PORT-JEROME 


Présent sur le piquet de grève de la raffinerie ExxonMobil Port-Jérôme, en Normandie, notre journaliste a assisté à l'assemblée générale des grévistes, qui ont décidé la levée de la grève. 

GRÈVE LEVÉE A PORT-JEROME 


Les salariés de la raffinerie ExxonMobil, à Port-Jérôme, en Normandie, ont finalement voté ce matin à 6 heures la levée de la grève. Lors d'une première assemblée générale, seuls 4 grévistes ont voté la poursuite de la grève, sur 50, ce qui est suffisant pour bloquer le dépôt (jeudi, 10 grévistes avaient voté la poursuite de la grève, cotre 40 il y a une semaine). Mais dix minutes plus tard, ces derniers se sont rétractés et ont décidé à leur tour de lever le piquet de grève. Un nouveau vote aura lieu à 14 heures.


Dans la nuit, un accord a été trouvé entre la direction et la CGT, à l'origine du mouvement, pour une prime de 750 euros. 

RÉGIONS LES PLUS TOUCHÉES 


Alors que 29,1% des stations services étaient à sec jeudi à 17 heures sur l'ensemble du territoire, certaines régions sont plus touchées que d'autres. 

C'est le cas des Hauts-de-France, de l'Île-de-France, depuis le début de la crise, et désormais du Centre-Val-de-Loire. Dans ces trois régions, plus de 40% des stations-service en manque d’au moins un carburant.

RETOUR EN ARRIÈRE


Cette crise n'a rien d'inédit. Au cours des soixante dernières années, de nombreux mouvements sociaux ont conduit à des blocages de raffineries et à des pénuries de carburants. De mai 1968 jusqu'à la réforme des retraites en 2010, retour sur ces grandes crises qui ont conduit à des pénuries de carburants en France.

UNE "MASCARADE" POUR LA CGT 


Plus tôt dans la nuit, avant qu’un compromis soit trouvé avec les syndicats dits réformistes, la CGT avait quitté la table des négociations, insatisfaite des propositions avancées par la direction et dénonçant une "mascarade". 


Prédisant le probable futur accord trouvé avec les autres syndicats, Alexis Antonioli de la CGT avait indiqué : "Cela ne changera rien à l’état d’esprit et à la détermination des grévistes.

"COMPROMIS TROUVÉ"


Tôt ce matin, un compromis a été trouvé entre les syndicats encore à la table des négociations et la direction de TotalEnergies. Une augmentation des salaires de 7 % ainsi qu’une prime de 3.000 à 6.000 euros, selon Geoffrey Caillon, le coordinateur de la CFDT qui a indiqué que "l’équipe de négociation CFDT donne un avis favorable aux mesures qui sont sur la table".

 

Toutefois, rien n’est encore signé. Le syndicat doit soumettre l’offre à ses adhérents, pour une signature avant midi. C’est également le cas de la CFE-CGC qui est aussi encline à signer. 

Bonjour à tous et bienvenue dans ce live consacré aux grèves dans les raffineries et aux pénuries de carburant. 

Alors que plusieurs raffineries du pays sont toujours en grève ce vendredi, à 17h ce jeudi 13 octobre, 29,1% des stations manquaient d'un ou plusieurs carburants, selon le ministère de la Transition énergétique, à peine moins que la veille (30,8%). Dans le Centre Val-de-Loire, la proportion monte à 44,7%.

Pour accélérer la reprise, le gouvernement a de nouveau autorisé les camions-citernes à rouler ce week-end, alors que les poids lourds ont normalement interdiction de rouler du samedi 22h au dimanche 22h.

Les syndicats sont arrivés jeudi soir au siège de TotalEnergies pour négocier sur les salaires, au 17e jour de la grève dans des raffineries. Le groupe pétrolier, sous pression du gouvernement, a annoncé des concessions salariales jeudi matin, mais sans convaincre les grévistes qui ont reconduit leur mouvement. Finalement, TotalEnergies a annoncé l'ouverture de "négociations salariales collectives", avec les quatre organisations syndicales représentatives (CFE-CGC, CGT, CFDT, CAT), dès le soir-même.

Le climat social s'est tendu après les réquisitions de salariés dans une raffinerie Esso-ExxonMobil (Gravenchon) et au dépôt de Flandres de TotalEnergies à Mardyck près de Dunkerque (Nord), dans le but de réamorcer les pompes des stations-services françaises à sec.

Sur le terrain, les premiers salariés réquisitionnés, forcés de travailler sous peine de sanctions pénales, ont permis de libérer de premiers stocks de carburants par oléoduc (7000 mètres cubes du dépôt de Gravenchon en Normandie en 24 heures) et par la route (25 camions-citernes de Dunkerque jeudi), sans encombre. La préfecture du Nord a fait valoir que les réquisitions avaient été décidées en raison de "troubles à l'ordre public" dans les stations-essence, où la longueur des files d'attente, jusqu'à deux kilomètres, a entraîné des frictions, et empêche des professions prioritaires d'accéder aux pompes.

Du côté des syndicats de TotalEnergies, la CGT revendique 10% d'augmentation au titre de 2022, contre 3,5% obtenus au début de l'année. La CFDT, non gréviste, demande pour sa part une augmentation de 8% des salaires et veut "négocier les contours" du bonus annoncé par la direction jeudi par voie de presse (un mois de salaire dans le monde entier). La proposition faite jeudi par TotalEnergies comporte une augmentation de 6% pour les salariés français, mais pour 2023. 

Chez Esso-ExxonMobil, les grévistes de l'une des deux raffineries du groupe, à Fos-sur-Mer, qui n'avaient pas été visés par des réquisitions, ont voté pour la levée de la grève, tandis que ceux du site de Gravenchon-Port-Jerome ont reconduit leur mouvement.

Une grande grève aura lieu en France mardi 18 octobre, dans de multiples secteurs et chez les fonctionnaires : quatre grands syndicats (CGT, FO, Solidaires, FSU) et plusieurs organisations de jeunesse ont appelé à une journée de mobilisation et de manifestations interprofessionnelles. La SNCF et la RATP seront notamment touchées par la grève, ce qui s'ajoute à un mouvement existant dans des centrales nucléaires.


La rédaction de TF1info

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