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Achats en ligne : plus d'un jouet sur quatre testé par la répression des fraudes est dangereux

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Publié le 15 octobre 2021 à 9h44, mis à jour le 15 octobre 2021 à 14h32
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

EXCLUSIF VIDÉO - Depuis trois ans, la DGCCRF enquête sur les jouets vendus sur Internet via des marketplaces. Elle conclut que 28% des produits analysés sont dangereux.

Des contrôles qui malheureusement ne suffisent pas à voir le marché français inondé de produits non conformes, sinon dangereux. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF)a testé en laboratoire la résistance des jouets pour enfants vendus sur les sites de vente en ligne comme Wish, Joom, Aliexpress, ces marketplaces via lesquelles les articles sont envoyés directement chez vous depuis les usines asiatiques.

Sur 450 produits ciblés entre 2018 et 2021, 63% sont non conformes aux normes françaises et 28% représentent un danger, comme la peluche que vous pouvez voir dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Un jouet vendu seulement huit euros. "On va venir regarder avec la sonde d’accessibilité qui symbolise le doigt d’un enfant. Effectivement la sonde rentre bien dans le produit. On a accès à la bourre et donc un enfant pourrait être amené à l’avaler", explique une chercheuse. 

La plupart du temps, rien n’indique un danger potentiel. Exemple avec un coffret de peinture. "Comme on peut le constater, il a tous les marquages qui sont réglementaires mais les analyses qu’on a effectuées nous montre qu’il y a une dangerosité. C’est la présence de métaux lourds à l’intérieur de la peinture au doigt", embraye Bertrand Hoareau. Ce responsable de l’unité scientifique du laboratoire SCL, basé à Marseille, a retrouvé du plomb et des substances cancérigènes. 

Deux guirlandes sur trois dangereuses

Parmi les jouets ciblés par la répression des fraudes, un sur quatre est donc dangereux. Pour les guirlandes, deux sur trois présentent un risque d’électrocution, voire d’incendie. Alors comment se prémunir de ces objets ? "Si un produit est facturé à un tarif très faible avec une réduction affichée très forte, que le vendeur pousse à l’achat en disant par exemple qu’il ne reste que quelques produits en stock, il s’agit souvent d’arnaques. Dans ces cas-là, il faut comparer entre les différents sites Internet et prendre son temps", explique Romain Roussel, directeur de cabinet de la DGCCRF. 

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Le gouvernement promet plus de sévérité envers ces plateformes. Il prévoit d’imposer des messages d’avertissement et de les obliger à retirer certains produits. Dans les faits, il reste difficile de sanctionner ces sociétés situées à des dizaines de milliers de kilomètres de la France. 


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