Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu prévient sur TF1 que les professionnels profitant du "bonus réparation" pour augmenter leurs tarifs s'exposent à des contrôles et à une "délabélisation".
Selon l'association de consommateurs CLCV, les prix de certains dépannages ont grimpé en moyenne de 10 à 15% depuis la mise en place du dispositif.

"Si certains pensent que, sur le dos du bonus réparation, ils peuvent truander le système, ils se trompent. Ils s’exposent aux contrôles et à la délabélisation." Alors que l'association de défense des consommateurs CLCV a récemment fait état d'une hausse de 10 à 15% du prix de certaines réparations depuis la mise en place d'aides gouvernementales incitant à rénover plutôt que racheter, le ministre de la Transition écologique tape du poing sur la table. 

"Si on a des petits malins qui s’amusent à augmenter les prix pour que le bonus, au lieu de rendre moins cher la réparation, consiste à augmenter la marge, ça ne va pas être possible", prévient-il dans le 20H de TF1, ce jeudi 4 janvier.

Créé par la loi en 2020 et mis en place en décembre 2022, le "bonus réparation" prend en charge une partie du coût des travaux pour inciter les Français à réparer plutôt que de jeter et de consommer à nouveau. Mais selon le bilan de CLCV, "des augmentations de tarifs sont à noter pendant la mise en place du bonus réparation", avec "une tendance à la hausse du coût moyen de la réparation"

En un an, près de 165.000 réparations ont bénéficié de ce bonus. Les appareils pour lesquels les Français ont le plus utilisé ce coup de pouce sont le téléphone portable, le lave-linge et le lave-vaisselle. Depuis cet automne, en plus des appareils électroménagers, les vêtements peuvent eux aussi être éligibles à ce bonus réparation.


La rédaction de TF1info

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