Bien gérer son épargne

Immobilier : quelle surface peut-on acheter pour 224.000 euros dans les grandes villes ?

V. Fauroux | Reportage A. Barth, F.C. Géroult, M. Basma.
Publié le 24 décembre 2021 à 14h40, mis à jour le 20 janvier 2022 à 10h46
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Source : JT 20h Semaine

INFLATION - Avec la pandémie, certaines villes moyennes, plus attractives, ont vu les prix de l'immobilier exploser en 2021. Résultat, en deux ans, pour le même budget, la surface qu'on peut y acheter a nettement baissé.

Bousculés par la crise sanitaire, les Français n’ont eu qu’une seule idée en tête : fuir les grandes métropoles et partir à la conquête des villes secondaires, avec pour objectifs : vivre dans un espace plus grand et avoir une parcelle de verdure, le tout en restant proche des grandes agglomérations afin de maintenir les déplacements professionnels. Résultat, les villes moyennes ont vu leurs prix exploser en 2021, tandis que les grandes métropoles ont dans le même temps moins progressé. 

Ainsi, selon le baromètre LPI-Seloger, les prix ont augmenté de plus de 10% sur un an dans 26% des villes de plus de 50.000 habitants. Parmi elles, Reims et Angers - à moins de 1 heure 30 de Paris en TGV - ont littéralement été prises d'assaut par les Franciliens. 

Angers victime de son succès

Laurent Bouly, gérant de l'agence immobilière Nestenn à Angers le constate tous les jours, car les clients défilent chez lui pour trouver le Graal, une grande maison avec jardin. "Fin 2019, pour une maison de 125 m² habitable avec trois chambres, un garage et 400 m² de jardin, le budget moyen était de 225.000 euros", dit-il dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Aujourd'hui, avec la même somme, "vous allez avoir 90 m² avec un jardin de même taille, quasiment au même endroit, sauf que ce sera un bien à rénover"

Le pouvoir d'achat immobilier dans les grandes villes françaises en 2021, selon Meilleurtaux - Meilleurtaux

"Dans cette ville, en deux ans, la surface moyenne a dégringolé de 27 m2 avec un prix qui a bondi d’environ 1000 euros, passant de 2340 euros/m2 en 2019 à 3 323 euros/m² cette année", analyse Meilleurtaux.com dans son bilan annuel du pouvoir d’achat immobilier. Par conséquent, les acheteurs doivent réduire leur surface pour le même budget. C'est du jamais-vu à Angers. La raison : l'arrivée des Franciliens au pouvoir d'achat important, mais ils ne sont pas les seuls à plébisciter la cité angevine. En effet, selon le maire Christophe Béchu, "depuis deux ou trois ans, de plus en plus de Nantais ou de Rennais font le choix d'Angers parce qu'ils quittent des villes d'une taille plus grande pour aller dans une catégorie de ville à taille humaine", explique-t-il.

Marseille regagne des m²

Selon le comparateur de prêt immobilier, d'autres villes moyennes connaissent les mêmes progressions comme : Tours : +17,5% (avec un prix de moins de 3200 euros/m²), Brest : +14% (2300 euros/m²), Aix-en-Provence : +12% (4700 euros/m²), Orléans : +12% (2600 euros/m²), ou encore Grenoble : +10,5% (2900 euros/m²). Toutefois, dans le même temps, les prix ont stagné dans d'autres agglomérations, à l'exemple de Saint-Étienne, Montpellier, Le Havre ou encore Nantes

Enfin, dans les villes comme Le Mans, Nîmes ou Marseille, avec le même budget, les particuliers peuvent s'offrir quelques mètres-carrés supplémentaires. "Les habitants du Mans à budget équivalent ont regagné 7 m² en un an. Nîmes, de son côté, perdait 7 m² entre 2019 et 2020, mais regagne 5 m² entre 2020 et 2021. Tandis que les Marseillais regagnent 3 m² en un an", avance Meilleurtaux.com. 

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Quant à Paris, avec ses 11.496 euros moyens du m2, la capitale offre seulement 19 petits mètres carrés habitables pour un montant de 223.896 euros. C’était 21 m² en 2020 et 20 m² en 2019. "Paris a beau être très attractive économiquement et culturellement parlant, elle a tout de même sa part d’ombre et fait de moins en moins rêver", estime Maël Bernier de Meilleurtaux.com. Avant de poursuivre : "Le coût de la vie et l’immobilier y sont particulièrement élevés. Les familles qui le peuvent, aspirent donc à une autre vie en région. Avec le développement du télétravail, certains franciliens ont déjà sauté le pas".


V. Fauroux | Reportage A. Barth, F.C. Géroult, M. Basma.

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