Inflation : les fruits et légumes français plutôt épargnés par la hausse des prix (pour l'instant)

par I.N
Publié le 8 mai 2023 à 17h47, mis à jour le 9 mai 2023 à 12h37

Source : JT 20h Semaine

Les prix de l'alimentaire ne cessent de grimper, +15,8% en un an selon l'Insee.
Bonne nouvelle : les fruits et légumes venus de France font plutôt figure d'exception.
Les conditions climatiques pourraient toutefois compliquer la donne.

Des prix qui n'augmentent pas dans les rayons, voilà un fait pas si commun depuis un an. Pourtant, les fruits et légumes produits en France ne connaissent pas (vraiment) l'inflation. D'après des données de l'organisme public FranceAgrimer relayées par Le Parisien, les fruits et légumes français vendus en grandes et moyennes surfaces s'affichent (quasiment) au même prix que l'an dernier à la même époque. La hausse, lorsqu'il y en a, est en tout cas loin des 15,8% observés pour les produits alimentaires par l'Insee depuis un an.

Selon la même source, en moyenne, 500 grammes d'asperges produites de France coûtent ainsi 4,51 euros, contre 4,33 en avril 2022. Idem pour un concombre tricolore (1,29 euro contre 1,26), ou 250 grammes de tomates cerises de l'Hexagone (2,83 contre 2,80). Certains prix sont même en baisse : 250 grammes de fraises gariguette françaises coûtent en moyenne 3,18 euros, trois centimes de moins que l'an dernier, ou encore un kilo de courgettes, facturé 2,48 euros en avril 2023, contre 2,95 euros en 2022.

La sécheresse pourrait tout bouleverser

Les conditions météorologiques expliquent notamment cette embellie. "Nous n'avons pas eu de gelées, tout va bien", explique dans les colonnes du Parisien Françoise Roch, présidente de la Fédération nationale des producteurs de fruits. "Plus nous allons avancer dans la saison, plus les prix seront abordables."

Pourtant, les producteurs ne sont pas aussi à la fête. Car leurs coûts ont bien augmenté, ce qui réduit le bénéfice. "Nous avons subi la hausse des prix des emballages, des produits de traitement, du coût de l'électricité, le gazole a explosé...", égrène l'un d'eux auprès du quotidien. "Comme nos prix de vente n'augmentent pas, le chiffre d'affaires sera sûrement le même, mais le bénéfice en baisse."

Une situation qui menace toutefois de ne pas durer. En cause ? La sécheresse qui touche déjà la France avant même la saison estivale. Dans de nombreux départements, les restrictions d'eau sont de vigueur. Si l'eau se raréfiait, la production pourrait être inférieure.

Loi de l'offre et de la demande oblige, les prix suivraient alors une tendance à la hausse. "Ce sont des produits très météo-dépendants", prévient dans Le Parisien Baptiste Hanoteau, directeur fruits et légumes de Carrefour. "S'il y a moins d'eau, c'est moins de rendement, donc les prix augmentent. Et beaucoup de régions vont être confrontées à des restrictions d'eau vers l'été."


I.N

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