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Les avantages à investir dans un vignoble

Geoffrey Lopes
Publié le 6 octobre 2021 à 18h05
JT Perso

Source : Jean-Pierre et Vous

VOTRE ARGENT - Jean-Pierre Pernaut et son équipe ont notamment abordé vendredi dernier dans "Jean-Pierre et vous – Votre argent" l’achat de parts de vignes. L’explosion de la consommation de vin dans le monde et la qualité des liqueurs offrent de fortes rentabilités que les risques climatiques peuvent néanmoins limiter.

"Le vin et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France", affirmait le Sénat dans un rapport en 2014. Rien que dans l’hexagone, la vigne couvre 750 000 hectares répartis dans 66 départements. Surnommé "l’or rouge", le vin fait saliver les investisseurs : en 10 ans, la valeur des hectares de Cognac a bondi par exemple de 167 % tandis que les terres de Pessac Léognan se sont envolées de 235 %.

Attention : acheter seul une exploitation ne relève pas de la sinécure. Le prix moyen d’un hectare de vigne tourne autour de 147 300 € en France. Il faut ensuite déposer une demande d’autorisation d’exploitation auprès du Préfet du département choisi. L’utilisation des terres requiert beaucoup d’expertise, un savoir-faire viticole, vinicole et commercial peu accessible au grand public.

Acheter des morceaux de vignoble

En l’occurrence, si vous désirez investir dans le vin, une autre solution s’offre à vous : vous pouvez vous rabattre sur l’acquisition d’un Groupement Foncier Viticole (GFV). Les tickets oscillent entre 1 200 et 200 000 € (en fonction des régions et des appellations). Ces GFV vous permettent de posséder une partie plus ou moins importante d’un vignoble. Ces sociétés civiles (à l’instar des SCPI en placement immobilier) regroupent un petit nombre d'associés. Ils apportent des fonds pour permettre à un viticulteur de s’installer et le laissent gérer leur domaine de A à Z dans le cadre d'un bail à long terme de 18 à 25 ans. L’exploitant reverse ensuite chaque année aux investisseurs les gains générés par les ventes de bouteilles en fonction du nombre de parts qu’ils détiennent. La rentabilité peut atteindre 4 % l’an pour certaines parcelles et les parts peuvent se revendre à prix d’or.

Des risques mutualisés mais bien réels

Méfiance, de nombreux aléas secouent la rentabilité des vignes. Le changement climatique endommage les plans (gel de printemps, tempêtes, grêle, sècheresse…) et peut carrément anéantir les récoltes d’une année. Des maladies, à l’instar du mildiou ou de l’oïdium, entraînent de grosses pertes. La valeur des parts de GFV évolue d’année en année en fonction des profits du vignoble. Rassurez-vous, la valeur du vin augmente et les terres suivent cette tendance.

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Déductions fiscales

Les parts d’un vignoble restent imposables au même titre que du foncier. En choisissant d’investir dans ce domaine, vous bénéficiez d’avantages fiscaux intéressants : en cas d’une acquisition à crédit, les intérêts sont déductibles des autres revenus fonciers. Si vous payez l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), la détention de vignes vous accorde une exonération à hauteur de 75 % jusqu’à 101 897 euros puis de 50 % au-delà. En cas de décès, vos successeurs profiteront d’une exemption partielle des droits de succession dans la limite de 300 000 euros.

Cette semaine, dans Jean-Pierre et vous – votre argent, zoom sur la manière de faire baisser votre facture de gaz, le coût des résidences secondaires ou encore les 100 ans des paris hippiques.


Geoffrey Lopes

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