Origine Score : à quoi va ressembler le nouvel étiquetage sur l'origine des produits ?

Publié le 22 février 2024 à 12h51, mis à jour le 22 février 2024 à 14h48

Source : JT 13h Semaine

La France va déployer d'ici à l'été une étiquette indiquant l'origine des produits.
Ce dispositif, en cours d'élaboration, se fera sur la base du volontariat, comme le Nutriscore.
Bruxelles doit se saisir du sujet en 2025 pour une éventuelle obligation sur le territoire européen.

Parmi les nombreux logos, labels et autres étiquettes, une nouvelle information pourrait faire son arrivée sur nos emballages. Il s'agit d'un "Origine Score", évoqué jeudi matin sur Sud Radio par la ministre déléguée à la Consommation, Olivia Grégoire, sur le modèle du Nutriscore, bien connu des Français. "Je propose aux acteurs de l'agroalimentaire de travailler ensemble dans les prochaines semaines sur ce sujet majeur de la transparence", a-t-elle ajouté.

Le gouvernement envisage de déployer ce dispositif avant l'été, sur la base du volontariat seulement (comme le Nutriscore). "Aujourd'hui, vous prenez une mayonnaise, l'étiquette indique des œufs d'origine française, mais rien sur l'huile, qui constitue pourtant 70% du produit", cite par exemple le cabinet d'Olivia Grégoire. "L'idée n'est pas d'être dans le jugement, mais de donner aux consommateurs toutes les informations nécessaires pour qu'ils puissent faire des choix éclairés."

Une étiquette prête avant l'été ?

Voici le logo élaboré par le collectif En Vérité, point de départ des discussions.
Voici le logo élaboré par le collectif En Vérité, point de départ des discussions. - En vérité

Tous les acteurs volontaires sont attendus mi-mars à Bercy pour une "conférence de la transparence", afin de débattre de la méthode à suivre. Concrètement, il ne s'agira pas de donner 10/10 aux produits français et un zéro pointé aux autres. Le point de départ des discussions seront des pistes déjà élaborées par le collectif En Vérité, qui regroupe une soixantaine de marques. 

Ce collectif a déjà travaillé à un logo : une usine indique le lieu de fabrication du produit et un camembert, l'origine des principaux ingrédients qui le composent. Cela ne veut toutefois pas dire que celui-ci sera retenu au terme des discussions. Ni d'ailleurs qu'une étiquette sera forcément apposée sur les emballages : ce pourrait être dans un premier temps une information rendue disponible sur les sites Internet de la grande distribution. Un moyen qui permettrait au gouvernement de tenir son calendrier serré.

Le cabinet d'Olivia Grégoire espère que le mouvement fera tache d'huile, comme le Nutriscore : "Ceux qui vont l'adopter rapidement sont des acteurs dont la quasi-totalité des ingrédients sont d'origine française (…) Mais ce sera ensuite adopté par d'autres entreprises, car si certains l'affichent et d'autres non, le consommateur va forcément se questionner sur l'origine du produit sur lequel rien n'est mentionné."

Ce dispositif deviendra-t-il obligatoire ? Seulement s'il est adopté au niveau européen. Des échanges entre États membres vont débuter sur ce sujet, et le règlement qui traite de la question des informations disponibles sur les emballages doit être revu en 2025. "Cette discussion aura lieu au niveau européen, donc autant anticiper et montrer qu'on peut réussir quelque chose de bénéfique pour nos consommateurs et nos agriculteurs, explique encore le cabinet de la ministre. S'il y a une obligation, il faut une règle européenne pour que tous les industriels aient la même contrainte."


Marianne ENAULT

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