Depuis deux ans, les coquilles Saint-Jacques doivent être recyclées.
Cela représente un vrai budget pour les patrons de pêche.
Si le compost est la solution la plus courante, d'autres débouchés vont voir le jour.

Plusieurs tonnes de coquilles Saint-Jacques sont débarquées chaque jour au port d'Ouistreham (Calvados). Le casse-tête pour les pêcheurs, c'est qu'une fois décortiquées, les coquilles vides doivent obligatoirement être recyclées. Depuis deux ans, les professionnels du secteur cherchent des solutions : il n'est plus autorisé de les jeter en mer ou de les abandonner sur le port.

Broyées et utilisées comme compost

Ici, de nombreux pêcheurs livrent leurs coquilles vides pour être broyées et utilisées comme compost agricole. Pascal Simon, l'un des principaux armateurs du port, en fait partie. "Cela fait dix ans qu'on a commencé à travailler avec un agriculteur qui fait du broyage", explique-t-il dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Il estime entre 10 et 15.000 euros le surcoût de cette obligation de recyclage sur la saison complète. D'autres pêcheurs ont opté pour une méthode plus simple, mais plus coûteuse : ils payent près de 900 euros par mois pour utiliser des bacs qui sont ensuite collectés pour du broyage.

D'autres pêcheurs ont opté pour une méthode plus simple, mais plus coûteuse : ils payent près de 900 euros par mois pour utiliser des bacs qui sont ensuite collectés pour du broyage. À terme, le but est de parvenir à valoriser ces déchets. Transformées en poudre, les coquilles pourraient être utilisées dans des produits cosmétiques ou pharmaceutiques. Une production qui pourrait permettre une petite rémunération des pêcheurs, pour atténuer les coûts de recyclage.


La rédaction de TF1info | Reportage : Mérième Stiti, Aurore Coulon

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