La voiture électrique à 100 euros par mois, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, se concrétisera finalement à partir du mois novembre, avec une mise en œuvre effective en 2024.
Qui pourra bénéficier de ce dispositif ? Quels sont les modèles concernés ?
Le 20H de TF1 fait le point.

"C'est trop cher", s'exclame un client devant le rayon des voitures électriques, dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article. Il pourra peut-être bientôt se permettre d'en acheter une, le gouvernement passant à la vitesse supérieure : dans les prochains jours, un décret doit être publié au Journal officiel afin de clarifier le fonctionnement d'un leasing social sur les voitures électriques. L'objectif : permettre la location de voitures électriques à 100 euros par mois sur trois ans minimum. Qui sera éligible ? Les 50% des ménages les plus modestes, soit ceux disposant d'un revenu annuel inférieur à 20.850 euros, a rappelé le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, ce mardi. Et d'ajouter que "les premières demandes pourront être faites sur un site internet dès ce mois de novembre pour des premières livraisons début 2024".

Dans une concession automobile où nos journalistes se sont rendus, les avis étaient partagés : "Je n'ai jamais essayé une voiture en leasing. J'ai l'impression qu'elle n'est pas à moi", confie un homme.

L’État devrait subventionner chaque véhicule à hauteur de 13.000 euros, notamment grâce au bonus écologique qui devrait passer de 7000 à 8000 euros l'an prochain, et grâce à une nouvelle aide spéciale de 5000 euros. Trois véhicules neufs sont déjà connus : la Citroën ë-C3, la Renault TWINGO e-tech, et la Fiat 500e.

Les véhicules d'occasion pourraient également être concernés. "C'est le cas de cette Renault ZOE Life de 2016. Avec ces nouvelles aides, le leasing est à 91,27 euros", détaille Martin, vendeur chez Alvergnas automobile. 

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a tenté de répondre aux inquiétudes de la filière automobile réunie à Paris, face à la "révolution" du tout électrique.  Il a notamment promis "d'accompagner la filière" face à la nécessité de "passer en quelques années du siècle thermique au siècle électrique". 

Ce discours intervient alors que l'industrie automobile française a grandement souffert de la crise de Covid-19. La production de véhicules en France a diminué de près de 40% entre 2019 et 2020, et n'a pas retrouvé ses niveaux d'avant-pandémie. Pour relancer la filière, constructeurs et gouvernement parient sur l'électrique, alors que les ventes de voitures thermiques seront interdites en Europe en 2035.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Matthias Beringer, Pierre Gallaccio, Karine Betun

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