Certains aliments pour les très jeunes enfants sont trop sucrés, alerte l'association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV) ce jeudi.
Un constat qui se base sur l'étude de 207 produits de neuf enseignes de la grande distribution.
L'organisation appelle à revoir la réglementation européenne, pas assez stricte selon elle pour protéger la santé des plus petits.

Trop de sucre, de miel ou de chocolat dans les aliments pour bébé ? C'est ce que dénonce, jeudi 19 octobre, l'association de défense des consommateurs Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV), qui a étudié 207 produits à destination des moins de 3 ans dans neuf enseignes de la grande distribution entre juin et juillet. 

Résultat : "30% des références contiennent des ingrédients sucrant", comme ceux précédemment cités, alors que 80% des articles s'affichent pourtant comme "réduit en sucre", "sans sucres ajoutés" ou "spécialement adaptés aux besoins de bébé"

Les produits laitiers particulièrement visés

L'association prend l'exemple d'un yaourt de la marque Nestlé, le P'tit gourmand saveur chocolat blanc, qui porte la mention "réduit en sucres" alors qu'il en contient "trois fois plus qu'un yaourt nature au lait entier classique". Même situation pour Blédina et son Blédidej biscuité saveur vanille, dont une "brique de 250 ml contient 5 additifs et l'équivalent de 2,5 morceaux de sucre". 

Les produits laitiers sont particulièrement pointés du doigt, avec 85% d'entre eux contenant des ingrédients sucrants - sucre, sucre de canne, dextrose ou encore caramel.

Près d'un tiers des 2 à 4 ans en surpoids ou en obésité

"C'est un constat d'autant plus alarmant que la multiplication des produits de type snacks et desserts dans les rayons d'alimentation infantile normalise le concept de grignotage et la prise de desserts sucrés en fin de repas", regrette CLCV qui indique que "77% des snacks sucrés ou salés contiennent divers ingrédients sucrants". 

Seules six références étudiées n'en contiennent pas du tout. Une situation "inquiétante" pour l'association, qui rappelle que 29% des enfants âgés de 2 à 4 ans sont en surpoids et/ou en situation d'obésité.  

Des constats qui "montrent que la réglementation européenne n'est pas assez stricte pour les industriels et devrait être mise à jour", souligne CLCV, qui demande à l'UE de "fixer des teneurs maximales en sucres, matières grasses et sel, en se basant sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé"

L'organisation en appelle aussi directement aux industriels pour "améliorer la qualité de l'offre de produits alimentaires infantiles". 


A.B.

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