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Baguettes, pâtes... Les prix vont-ils baisser avec la reprise des exportations de céréales ukrainiennes ?

La rédaction de TF1info | Reportage T. Leproux, G. Parrot, F. Jolfre
Publié le 4 août 2022 à 12h09
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Si les prix des céréales ont explosé avec la guerre en Ukraine, ils retrouvent désormais leur cours d'avant février.
Pour autant, ces baisses seront-elles visibles dans les rayons, notamment dans ceux des boulangeries ?
Le 20H de TF1 se penche sur la question.

Dans vos dépenses du quotidien, avez-vous remarqué des baisses de prix ? "Pas du tout. Pour l'instant, ça ne fait qu'augmenter", confie une femme face à notre caméra. Un homme, lui, constate tout de même que "l'essence a baissé". Le 20H de TF1 s'est donc questionné : y a-t-il vraiment une baisse ?

Certes, vous ne le voyez pas, mais depuis quelques jours, les cours mondiaux fléchissent. C'est le cas de celui des céréales (-25% par rapport à mai 2021), tout comme de celui du baril du pétrole, dont prix vient de passer sous la barre des 100 dollars. Ces baisses sont néanmoins fragiles, explique Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste BDO France. "Il faut faire attention puisque le pétrole et les céréales peuvent connaitre des baisses importantes, mais aussi remonter dès le lendemain, parce que ce sont des marchés très spéculatifs. Donc, jusqu'à la fin de l'année, on va continuer d'avoir des hausses et des baisses très significatives", précise-t-elle.

On aura plus facilement des baisses et des hausses sur le carburant que sur le paquet de pâtes

Stéphanie Villers, économiste

Comment peut-on expliquer de telles baisses sur certains produits ? Il y a quelques jours, les ports ukrainiens ont enfin pu exporter leurs céréales et le marché s'est alors détendu, et le cours avec. Allez-vous alors constater ces baisses sur votre ticket de caisse ? C'est possible mais pas pour tous les produits. 

"Sur le ticket de caisse, on aura plus facilement des baisses et des hausses de carburant que des baisses et des hausses du paquet de pâtes", prédit l'économiste Stéphanie Villers. Car pour qu'une hausse se répercute sur un produit alimentaire, cela prend beaucoup de temps. Ensuite, parce que les céréales ne représentent pas nécessairement une part importante des aliments dont le prix a augmenté. Sur le prix d'une baguette, cette part n'est que de 7%, contre 22% pour l'électricité et l'emballage.

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Alors, pour observer une réelle baisse, il faudrait que les cours des gaz et de l'électricité chutent à leur tour. Et d'après les spécialistes, ce n'est pas prévu.


La rédaction de TF1info | Reportage T. Leproux, G. Parrot, F. Jolfre

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