Commerces solidaires : et si c’est vous qui fixiez les prix ?

par Marie BOUISSEREN | Chronique : Maud DESCAMPS
Publié le 22 février 2024 à 9h58

Source : Bonjour !

Imaginez-vous pousser les portes d'un magasin où vous fixez vous-même le prix.
Aucune étiquette dans les rayons, car c'est vous qui décidez le montant à mettre sur le comptoir.
Les explications de Maud Descamps dans Bonjour ! La Matinale TF1.

De plus en plus de commerces font leur apparition pour le grand bonheur des Français : les magasins à prix libre. Une fois les portes du magasin poussées, surprise ! Les rayons ne comportent aucun prix, puisque c’est bel et bien à vous de le faire une fois en caisse. Maud Descamps nous en dit plus dans Bonjour ! La Matinale TF1.

Puis-je donner n’importe quelle somme ?

Mais attention, pas question de faire une razzia et de payer un euro seulement à la fin, il s’agit là de commerces solidaires, basés notamment sur des dons. En Bretagne par exemple, un magasin de bricolage à prix libre a ouvert, avec de la marchandise qui vient de dons de particuliers ou d’invendus qui ont été récupérés. Des magasins d’alimentation existent aussi et même des boulangeries s’y mettent en proposant des tarifs solidaires : en fonction de vos moyens, vous décidez de payer plus ou moins cher vos viennoiseries et pâtisseries. 

Et comme il est interdit de vendre à perte, les boulangeries ne peuvent vous laisser repartir avec votre baguette pour moins de 60 centimes, soit le prix du coût de fabrication. En revanche, pour le magasin de bricolage qui revend uniquement des dons, pas question de faire du profit ! Vous pourrez donc payer ce que vous voulez. 

Payer le prix qui nous semble juste

Au vu de l’inflation qui sévit sur le territoire français ces dernières années, ces magasins sont évidemment les bienvenus ! Grâce à eux, il est plus facile de moins se priver par faute de moyen, et de manger ou de s’équiper à moindre coût. Des restaurants adoptent aussi ce système en vous laissant le choix de payer ce que vous voulez au moment de passer en caisse, comme le Quartier Gourmand, situé à Rennes. Et finalement, rares sont les clients qui paient au prix le plus bas. Dans une fourchette comprise entre 3,80 et 15 euros pour un plat, l’un des clients indique avoir payé 8 euros. "Payer 3,80 euros me paraissait un peu bas, et puis je travaille, donc je ne suis pas dans le besoin plus que ça", explique-t-il. 

En plus de permettre aux personnes aux faibles revenus de se restaurer entre amis sans trop dépenser, la démarche des restaurants et épiceries solidaires reste louable : payer en fonction de ce qui nous semble juste, sans avoir peur de se faire arnaquer sur les tarifs indiqués en rayon. 


Marie BOUISSEREN | Chronique : Maud DESCAMPS

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