La flambée des prix de l'énergie

Prix des carburants : pourquoi ils devraient enfin (un peu) baisser

V. Fauroux | Reportage vidéo : J. Cressens, P. Marcellin, F. Moncelle
Publié le 26 novembre 2021 à 10h17
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

OR NOIR - Les États-Unis et la Chine vont injecter sur le marché des millions de barils de pétrole puisés dans leurs réserves, ce qui devrait mécaniquement faire baisser les prix à la pompe. Mais dans quelles proportions et quand ?

Les prix des carburants ne cessent d'augmenter, et chacun se demande quand cette flambée va prendre fin. À l'image de l'artisan interrogé dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article. Il y a quelques mois encore, il payait son plein d'essence environ 92 euros. Il lui coûte aujourd'hui 114 euros, soit 20 de plus. À raison d'un plein par semaine, c'est 80 euros en moins chaque mois dans ses caisses. "On essaie de compenser comme on peut. Parfois le soir, on travaille une heure de plus. C'est très lourd, ça commence à être lourd", se plaint-il. 

Conséquence, beaucoup prennent moins leur voiture pour faire des économies. Mais certains n'ont pas le choix. Comme ce père de famille qui doit amener tous les jours à la crèche et à l'école ses trois enfants. Il doit, pour faire face à ce surcoût, renoncer à certains loisirs. "Les voyages ou les restos. Maintenant je calcule tout", confie-t-il devant les caméras de TF1.

Rare consensus international

Difficile, du coup, d'imaginer que les prix des carburants pourraient bientôt baisser. Et pourtant, l'éclaircie pourrait venir des États-Unis. Le président américain a en effet annoncé mardi 23 novembre une "initiative majeure" pour faire baisser les prix de l'or noir : mettre en circulation 50 millions de barils prélevés sur les réserves stratégiques de Washington, la plus importante quantité jamais puisée. 

Les États-Unis ont fait savoir que la Chine se joignait à cette initiative, tout comme l'Inde, le Japon, la Corée du Sud ou encore le Royaume-Uni, mais sans guère donner de détails. Leur objectif est que la quantité de pétrole disponible soit largement supérieure aux besoins des consommateurs, avec une conséquence sur la diminution des prix.

"On peut anticiper une petite baisse d'ici à la fin de l'année et je n'imagine guère plus de 5 centimes", prophétise l'économiste Philippe Chalmin, spécialiste des marchés des matières premières. Ce serait tout de même une bonne nouvelle pour le portefeuille. Ainsi, sur un plein de 70 litres, par exemple, cela ferait 3,50 euros d'économie. 

Habituellement, les États-Unis ne touchent qu'avec parcimonie à leurs réserves - actuellement 609 millions de barils, ce qui en fait les plus importantes au monde. Elles sont enterrées en Louisiane et au Texas, en cas de catastrophes naturelles ou de crises internationales. 


V. Fauroux | Reportage vidéo : J. Cressens, P. Marcellin, F. Moncelle

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