Crise de l’énergie : des boulangers baissent le rideau ce mardi

par La rédaction de TF1info | Reportage Guillaume Gruber, Loïc Gorgibus
Publié le 25 octobre 2022 à 16h49, mis à jour le 26 octobre 2022 à 9h15

Source : JT 13h Semaine

Ce mardi est une journée morte pour les boulangeries artisanales.
Elles sont une centaine à baisser les rideaux symboliquement pour dénoncer la hausse du prix de l'énergie.

Ce mardi, le four de Julien Bernard-Regnard reste à l'arrêt. Comme d'autres de ses collègues, ce boulanger de Bourgaltroff (Moselle) participe à une journée morte. Ainsi, cette boulangerie artisanale gardera porte close. Dans le village, les habitants le comprennent. "Si on perd notre boulanger, on va devoir faire 8 kilomètres pour aller chercher du pain, c'est infernal", déplore un habitant à notre micro. "Ce n'est pas normal que des petits artisans comme lui ne rentrent pas dans les clous au niveau des aides de l'État. Il faut les aider !", explique une cliente.

"Je me donne six mois"

Pour l'instant, Julien fait face tout seul à la hausse du prix des matières premières et de l'énergie. Néanmoins, il pourrait bientôt bénéficier d'une aide qui irait jusqu'à un quart de sa facture d'électricité. Même si Julien perd de l'argent en faisant grève, il veut alerter sur sa situation. "C'est toujours après coup qu'ils s'inquiètent. Ça va être décidé là mais dans combien de temps, on aura les aides ? Deux mois, trois mois, six mois ? S'il n'y a pas d'évolution dans le bon sens, je me donne six mois", explique le boulanger dans la vidéo en tête de cet article.

À Metz, certains boulangers voudraient aussi faire grève, mais ils ne peuvent pas se priver d'une journée sans chiffre d'affaires. Chez Rémi Pruvost, tout fonctionne à l'électricité. Et malheureusement, son fournisseur d'énergie lui annonce des prix multipliés par dix. "Les prix sont influencés par les marchés financiers et on ne sait plus comment absorber ces hausses. On ne peut pas les répercuter sur les prix parce qu'on n'aurait plus de clients", nous affirme Rémi Pruvost.

Dans cette boulangerie, on s'est déjà adapté à la flambée des prix de l'énergie. Les équipes commencent leur journée deux heures plus tôt pour utiliser les fours au moment où l'électricité est la moins chère.


La rédaction de TF1info | Reportage Guillaume Gruber, Loïc Gorgibus

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