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Fruits et légumes : moins chers et pourtant les français les boudent toujours

Publié le 24 juin 2022 à 20h13, mis à jour le 24 juin 2022 à 22h38
JT Perso

Source : JT 20h WE

Le mûrissement des fruits s’est accéléré. Les prix sont en baisse sur les étales. Pourtant, les consommateurs n’en profitent pas forcément. En cette période d’inflation et d’économie, les produits frais font partie des premiers achats sacrifiés.

Dans un hypermarché, voici sans doute le seul rayon qui résiste toujours à l’inflation. Des fruits et légumes à prix attractifs, comme ces cerises ou ces melons origine France à 2,50 euros les deux. Des prix en forte baisse : 2,59 euros le kilo d’abricot. En 2021, les étiquettes affichaient plutôt près de 4 euros, voire même 6,90 euros le kilo. La faute à de mauvaises récoltes liées à la météo. Pourtant, les clients n'en achètent pas forcément davantage.

En cette période où tous les prix augmentent, ils sont délaissés. Alors cet hypermarché multiplie les promotions. “C’est des prix très bas. C’est justement une réponse pour une partie de notre clientèle qui n’a pas forcément la possibilité de mettre plus cher que ça”, avance Emmanuel Rattier, responsable commerce et chef de secteur métiers de bouche à l’hypermarché Auchan à Cergy (Val d’Oise). Des prix bas grâce notamment à des récoltes précoces et abondantes. Par exemple, chez Flavien Delrieu, un arboriculteur, producteur de pêches et de melons à Montpezat-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) : “Il y a une grosse quantité de fruits. Il y a tous les ingrédients pour un gros tonnage à l’hectare”.

Mais paradoxalement, pour lui, cette situation n’est pas idéale. Ses coûts de production ont augmenté. Logiquement, il aurait donc souhaité augmenter ses prix. Mais cela ne s'est pas passé comme ça. “C’est totalement impossible parce que les gens ont beaucoup moins d’argent que les autres années, donc j'ai dû, au contraire, baisser de 20 à 30% mon coût de vente comparé à l’année passée. Sinon, ça reste dans les frigos, on ne vend pas et après on est obligé de jeter”. Ces baisses de prix s’appliquent également à quelques légumes, comme la carotte, le chou-fleur ou le poireau. Les producteurs espèrent que les Français vont se remettre rapidement à consommer ces produits.

T F1 | Reportage P. Corrieu, P. Michel, O. Stammbach


La rédaction TF1 Info

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