VIDÉO - "Il n'y en a pas pour tout le monde" : pourquoi le poulet se fait plus rare (et plus cher)

TF1 | Reportage Paul Géli, Mérédic Pirckher
Publié le 27 avril 2022 à 16h40, mis à jour le 27 avril 2022 à 16h48

Source : JT 13h Semaine

Dans certaines boucheries, on commence à avoir du mal à trouver du poulet.
En cause, les effets combinés de la crise ukrainienne et de la grippe aviaire.
Explication.

Sur l'étal d'une boucherie, la place de la volaille est bien maigre ce mercredi matin. Le gérant a de plus en plus de mal à s'en procurer : "Ça devient de plus en plus compliqué, il n'y en a pas pour tout le monde. J'ai une commande de volaille à passer, mais si ça se trouve je n'aurai pas mes filets de poulet, mes cuisses..." 

La conséquence est directe pour les prix. Le filet de poulet Label rouge a pris 23% en quelques jours. Face à ce phénomène, les clients se font déjà une raison. Faudra-t-il bientôt faire une croix sur le poulet du dimanche ?

"Pour les éleveurs, c'est la double peine"

Dans toute la filière, on subit deux crises à la fois. "Pour les éleveurs, actuellement, c'est une double peine parce qu'il y a la grippe aviaire qui oblige à abattre les volailles et il y a l'augmentation du coût de l'aliment du fait de la crise ukrainienne", confie Jean-Jacques Costiou, volailler et gérant de l'usine "Au Faisan Doré" à Plabennec (Finistère).

Face à la grippe aviaire, la France a abattu 15 millions de volailles cette année, soit cinq fois plus que l'année dernière. Mais les acteurs de la filière l'assurent, il n'y a pas encore de risque de pénurie à ce stade.


TF1 | Reportage Paul Géli, Mérédic Pirckher

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