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Hausse des prix des carburants : ces professionnels exclus de l'"indemnité inflation"

La rédaction de TF1/LCI
Publié le 22 octobre 2021 à 13h02
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

AIDE FINANCIÈRE - L'indemnité annoncée par Jean Castex, jeudi soir au 20H de TF1, fait des déçus. C'est le cas de certains professionnels qui roulent beaucoup, mais n'y auront pas droit. Nos journalistes en ont rencontrés certains.

Ce vendredi matin, Damien Deleporte, arrive sur son chantier, dans un petit village du Nord. Électricien à son compte, il roule beaucoup, comme il le confie dans la vidéo en tête de cet article : "Entre la réalisation des devis et les chantiers, ça peut être énorme. Ça fait environ deux pleins par semaine".

Or, après avoir écouté le Premier ministre, jeudi soir sur TF1, il a toujours l'impression qu'il gagne un peu trop pour bénéficier de l'"indemnité inflation" annoncée par Jean Castex, censée permettre aux ménages de faire face à la hausse des prix des carburants.

L'électricien va donc devoir réduire les déplacements personnels. "Ma belle-mère habite à Berck (Pas-de-Calais), à environ 200 km. On allait la voir assez régulièrement, mais là, forcément, on va essayer de limiter, parce qu'au niveau du cout du carburant...", déplore-t-il.

"Dans nos secteurs ruraux (...) la voiture est essentielle"

Matthieu Willame, lui, est agent immobilier à Caudry, une petite ville du Nord au milieu de la campagne. Lui aussi roule beaucoup pour faire des visites. Et pour cause : "Dans nos secteurs ruraux, on est mal desservis par les transports en commun, donc la voiture est essentielle. Ça représente environ 600 km par semaine", précise-t-il au 13H de TF1, indiquant "essayer d'optimiser les déplacements, parce qu'il n'y a pas de petites économies"

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Il gagne plus de 2000 euros par mois et n'aura donc pas droit à l'indemnité inflation. Il aurait en revanche souhaité, de la part du gouvernement, une mesure visant à limiter l'augmentation des prix, "ou un blocage des prix, qui aurait signifié : 'vous avez subi l'augmentation, mais on vous promet que jusqu'au mois d'avril/mai 2022, les prix seront bloqués.' Je pense que c'est davantage dans ce sens qu'il aurait fallu le faire".

Dans tous les cas, aujourd'hui, tous ces professionnels n'espèrent qu'une chose : voir les prix des carburants cesser de grimper.


La rédaction de TF1/LCI

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