Inflation : les prix s'envolent

Inflation : comment la hausse des prix force les Français à changer leurs habitudes

T F1 | Reportage Léa Merlier, Bruno Poizeuil
Publié le 1 juillet 2022 à 10h45, mis à jour le 1 juillet 2022 à 10h55
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

En juin, l'inflation a accéléré à 5,8% sur un an.
Il s'agit du plus haut niveau depuis les années 1980.
Une augmentation des prix qui a forcé les Français à changer quelques habitudes.

Alors que les vacances d'été approchent, l'inflation reste à un niveau particulièrement haut. Dans sa dernière publication, jeudi 30 juin, l'Insee est revenu sur l'évolution de l'indice des prix à la consommation ces dernières semaines. En juin, l'inflation s'est ainsi accélérée à 5,8% sur un an, un chiffre toutefois un peu moins fort qu'attendu, alors que l'Institution tablait sur une inflation à 5,9% pour ce mois-ci. Les prix de l'énergie et des produits alimentaires ont ainsi respectivement augmenté de 33,1% et 5,7% par rapport à juin 2021.

-13% sur la vente de viande

Des hausses qui ont forcé une partie des Français à modifier leurs habitudes de consommation. C'est notamment le cas de Rose, interrogée dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. "J'achète moins de produits frais et je vais dans les réductions parce que c’est trop cher sinon. Je n’y arrive plus", détaille-t-elle. 

Les habitants de l'Hexagone ont ainsi réduit leur consommation de viande, dont les ventes ont baissé de 13% sur un an. C'est -10% du côté du rayon fruit, où les ventes de pommes et bananes ont fortement diminuées. Pour économiser, certains clients préfèrent également faire l’impasse sur les produits laitiers. Autre effet de cette inflation record, par crainte d’une explosion des prix, les consommateurs stockent certains produits. Les ventes d’huile ont augmenté de 37%, celles de pâtes de 16%. 

La nourriture n'est pas le seul domaine dans lequel les Français ont changé leurs habitudes. Les magasins de vêtements sont aussi désertés par les clients, alors que la fréquentation en cette semaine de soldes est de 25% inférieure à l’année 2021. "On va peut-être plus manger que s'acheter des vêtements, et puis on va regarder un peu dans nos armoires ce qu'on a, parce que je crois qu'on a beaucoup trop", explique une consommatrice.  

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De plus en plus de clients se tournent également vers le e-commerce pour éviter de prendre leur voiture et économiser du carburant. Dans les magasins de cosmétiques, les ventes ont diminué de 10%, et de 6% dans les boutiques de jouets. Pour l’instant, seuls les secteurs de la décoration et de l’ameublement voient leurs ventes progresser.


T F1 | Reportage Léa Merlier, Bruno Poizeuil

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