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Immobilier : la ruée sur les appartements et maisons des villes moyennes

TF1 | Reportage T. Jarrion, C. Souary
Publié le 14 décembre 2021 à 20h06, mis à jour le 20 janvier 2022 à 10h47
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

ÉVOLUTION - Crise sanitaire, confinements, télétravail et besoin d'espace ont bouleversé le marché de l'immobilier depuis 18 mois. Certaines grandes agglomérations se vident et des villes de taille plus modeste sont désormais très demandées. C'est le cas à Reims.

À Villers-Allerand (Marne), à dix minutes en voiture au sud de Reims, dans une rue pavillonnaire se trouve la nouvelle maison de Jérôme Lestradet. Un bien de 170 m² pour 380 000 euros. Avant, il habitait un appartement de 100 m² en hypercentre de Reims, sauf qu'il manquait de la place et un extérieur. Les maisons comme la sienne, en périphérie de la ville, trouvent vite preneur, parfois, en moins d'une semaine. Et ça, Jérôme le sait, car il travaille dans l'immobilier. Et en un an, à Reims et dans ses environs, les prix ont grimpé de 10%.

Plus on se rapproche de la cathédrale et du centre-ville, plus les biens immobiliers peuvent coûter cher. Par exemple, sur la rue Lesage de Reims, une maison avec une cour, un vaste salon, trois chambres à l'étage et une terrasse valait 400 000 euros il y a quelques années. Aujourd'hui, elle devrait se vendre à plus de 500 000 euros et sans trop de souci. En effet, selon Eric Redouté, agent immobilier, cela s'explique par son extérieur, ses places de stationnement, et son quartier prisé. Il a un profil d'acheteur en tête, les Parisiens qui ont souvent des budgets élevés. D'autant qu'avec les TGV, Paris n'est qu'à 45 minutes.

La concurrence des Parisiens, Paul Bonlarron, Rémois d'origine, connaît bien. Il cherche deux chambres pour 140 000 euros et il y a moins d'offres qu'il ne le pensait. Il a été obligé de passer par une agence immobilière. Ainsi, il y a beaucoup d'acheteurs et peu de biens. En conséquence, les prix sont en hausse. D'après les notaires de France, tant que les taux d'intérêt sont bas, il n'y a pas de raison que cela change.


TF1 | Reportage T. Jarrion, C. Souary