Le 20h

"Ça permet de porter de la qualité" : louer ses vêtements plutôt que de les acheter, une mode en plein essor

Léa Tintillier | Reportage TF1 Pierre Corrieu, Olivier Stammbach, Quentin Trigodet
Publié le 8 novembre 2022 à 7h45
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Aujourd’hui, il est possible de louer des vêtements plutôt que de les acheter.
Moyennant un abonnement mensuel, vous pouvez emprunter votre garde-robe et en changer aussi souvent que vous le souhaitez.
On vous explique comment ça marche.

Trois fois par mois, pour Charlotte, c’est un peu Noël avant l’heure. "Alors là, on a les vêtements que j’ai sélectionnés sur l’application : une robe et deux petites chemises", montre-t-elle, dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. Ces vêtements, elle ne les a pas achetés mais loués. Pour 50 euros par mois, elle a le droit à cinq articles dont deux accessoires et peut les changer quand elle le souhaite. 

"Ce sont des vêtements avec des marques qui coûtent parfois un peu cher, que je n’aurai pas forcément les moyens de m’acheter ou très occasionnellement, et donc là, ça me permet de porter des vêtements de qualité", poursuit Charlotte. Et en cas de coup de cœur, elle peut aussi acheter l’article à un prix très intéressant. 

Ce dont elle s’est lassée se retrouve dans un entrepôt en Seine-et-Marne. "On reçoit à peu près 5000 à 6000 vêtements par jour qu’on va ouvrir chacun un à un, contrôler la qualité. S’il y a un petit accroc, le passer à notre retoucherie, si tout va bien, le dispatcher dans nos programmes avant d’aller dans nos machines à laver qui vont nous permettre de traiter les vêtements et de les remettre en circuit pour l’abonné d’après", explique Ralph Mansour, cofondateur de Le Closet. 

Une mode plus responsable

Le concept est simple : l’entreprise achète des vêtements neufs à des grandes marques pour les louer le plus longtemps possible. Et selon son fondateur, un vêtement loué a une durée de vie deux fois plus longue qu’un vêtement acheté. Un modèle responsable et surtout très rentable. "Un vêtement qu’on achète, qui rentre chez nous, alors qu’un revendeur classique va en tirer 100 euros, nous, on va être capable d’en tirer 120 ou 125 euros", ajoute Ralph Mansour. 

Et ça, de grandes enseignes l’ont bien compris. Depuis quelques semaines, à Kiabi, les clients peuvent louer leurs habits. Pour 20 euros par mois, Élodie peut choisir cinq articles et l’échanger autant de fois qu’elle le veut. "J’ai subi une opération de l’obésité et je change de taille deux fois par mois, donc financièrement ça va aider", se réjouit Élodie. 

Lire aussi

L’offre est valable sur tout le magasin, excepté les quelques vêtements sous licence. Tout a été mis en œuvre pour faciliter la vie du client. Il n’y a pas de caution à verser et si vous abîmez le vêtement, il n’y a aucune inquiétude à avoir. "Ça, c’est un pantalon qu’une cliente nous a ramené tout à l’heure. Il y a une petite tache de Javel qui est présente à l’arrière du pantalon. On ne facture pas le client, on ne l’oblige pas à acheter une pièce qui aurait été accidentée, que ce soit un petit trou, un petit bouton manquant", affirme Adélaïde Vallée, cheffe de projet location chez Kiabi. 

Pour le moment, tous les vêtements rapportés par les clients sont directement revendus dans un rayon de seconde main. À terme, l’objectif sera de les relouer autant que possible. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 Pierre Corrieu, Olivier Stammbach, Quentin Trigodet

Tout
TF1 Info