DURCISSEMENT – De nouvelles règles concernant le secteur de l’automobile sont entrées en vigueur le 1er janvier. Tandis que le seuil de déclenchement du malus CO2 est abaissé, un malus au poids est introduit pour les véhicules lourds.

Alors que le secteur de l’automobile en France connaît un fort ralentissement à cause de la crise sanitaire, les nouvelles taxes introduites en ce début d'année 2022 ne vont pas inciter, non plus, à l’achat d’un véhicule neuf. En effet, le 1er janvier marque l’introduction de nouveaux malus écologiques.

Le malus poids tout d'abord. Il vise les véhicules lourds, et notamment les SUV. Ce malus applique une taxe aux véhicules neufs, essence ou diesel pesant plus de 1,8 tonne. Selon le Projet de Loi Finances 2021 adopté en fin d'année dernière, le montant est de 10 euros par kilo à partir du moment où le véhicule pèse plus d'1,8 tonne. 

Cette mesure, proposée par la Convention Citoyenne pour le Climat, qui penchait d’abord pour un seuil fixé à 1400 kilogrammes, vise à réduire les ventes de véhicules lourds. Ceux-ci consomment plus d'énergie pour se mettre en mouvement et rejette par conséquent plus de gaz à effet de serre et de polluants locaux. 

Pour autant, de nombreuses exceptions existent. Tout d'abord, les véhicules électriques et/ou à hydrogène ne sont pas concernés, tout comme les véhicules permettant de transporter une personne avec un handicap. Une réduction du malus au poids de 200 kg par enfant est également possible pour les familles nombreuses, dans la limite d'un seul véhicule de 5 places ou plus.

Mais Laurent Billard, concessionnaire à Massy, dans l'Essonne, interviewé par TF1 dans le reportage en tête de cet article, ne s’inquiète pas pour les ventes malgré ces taxes. "Les gens savent malheureusement qu'il y a des malus. Alors après les clients essaient de regarder quel est leur intérêt, mais les malus font aujourd'hui partie de l'automobile", relativise-t-il.

Un autre malus, pas nouveau lui, a évolué au 1er janvier, il s'agit du malus CO2. Cette taxe concerne également les véhicules neufs. À partir d’un certain taux d’émission de CO2 par kilomètre, la voiture fait l’objet d’une taxe à l’achat. Le seuil était de 133 g/km en 2021, il a été abaissé à 128 g/km cette année. Ce seuil devrait continuer à baisser, devant être fixé à 123 g/km dès 2023. 

Le plafond maximal de ce malus CO2 doit aussi évoluer. Ainsi, si le taux d’émission d’un véhicule était égal ou supérieur à 219 g/km, la taxe était de 30.000 euros en 2021. En 2022, le seuil du plafond maximal est fixé à 224 g/km tandis que le montant de la taxe atteint les 40.000 euros. En 2023, la taxe doit atteindre les 50.000 euros pour tous véhicules égalent ou dépassent les 225 g/km de CO2.


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo J. Cressens, V. Daran

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