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Panzani croqué par Lustucru ? La guerre des pâtes

LT
Publié le 7 avril 2021 à 20h26, mis à jour le 8 avril 2021 à 17h35
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Source : JT 20h Semaine

MARIAGE – En 2020, les ventes de pâtes ont considérablement augmenté. Lustucru voudrait racheter Panzani pour créer une grande marque 100% française.

Lustucru a-t-il les yeux plus gros que le ventre ? Les pâtes Panzani pourraient se faire croquer par celles Lustucru. En effet, comme l’indique le quotidien Les Échos, Lustucru, qui représente 4,1% du marché des pâtes en France, rachèterait Panzani (28,2% du marché) 600 millions d’euros. 

En 2020, avec le confinement, les Français s’étaient rués dans les supermarchés pour faire des stocks de pâtes, environ 9 kilos par personne. Les ventes avaient augmenté de 12%, atteignant 857 millions d’euros, soit 92 millions d’euros de plus que l’année précédente, un niveau jamais atteint depuis dix ans. "Sur ces gros marchés, on est quand même sur des petites marges et des gros volumes donc on ne peut pas baisser les volumes parce qu’on arrive rapidement à un moment où on ne gagne plus d’argent, il faut faire tourner les usines", explique Elisabeth Cony, experte en stratégie d’action commerciale des enseignes. Seulement, en France, nous consommons 64% de pâtes qui viennent de l’étranger même si Panzani reste la marque préférée des Français. 

Comment expliquer ce mariage entre Panzani et Lustucru, qui veut racheter son concurrent alors qu’il est quatre fois plus petit ? L’alliance des deux fabricants de pâtes pourrait redorer les ventes de marques françaises. De plus, avec l’augmentation du prix du blé, cela permettrait de réaliser d’importantes économies. 

Le processus de vente devrait démarrer en avril

Le premier groupe agroalimentaire espagnol, Ebro Foods, actuel propriétaire de Panzani, va démarrer le processus de vente en avril, selon Les Échos. Lustucru s’associerait au fond britannique CVC. Dans un entretien mi-mars au journal espagnol El Economista, Antonio Hernandez Callejas, le président d’Ebro Foods indiquait ne pas être opposé à la vente de Panzani. "Je n’ai jamais dit que je ne vendais rien. Tout dépend du prix", avait-il déclaré. "Si nous procédons à un désinvestissement de 600 millions, il y a des possibilités, car avec ces montants, beaucoup de choses peuvent être faites : réduire la dette, verser des dividendes ou investir dans autre chose", ajoutait-il. 

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Contacté par l’AFP, Panzani a répondu que "si certains acteurs ont effectivement exprimé un intérêt suite aux ventes du groupe Ebro en Amérique du Nord, Panzani confirme que l’actionnaire du groupe Panzani, Ebro Foods, n’a pris aucune décision de cession de ses activités en France et n’a signé aucun mandat de vente en ce sens". Selon Les Échos, d’autres candidats restent prudents pour l’instant. 


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