Les Français face à la pénurie de carburants

"Ça fait quatre jours que je cherche" : la pénurie de carburants continue par endroits

Léa Tintillier | Reportage TF1 Léa Kebdani, Bruno Poizeuil
Publié le 2 novembre 2022 à 20h05
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Alors que la situation s’améliore au niveau national, des automobilistes peinent encore à trouver de l’essence dans certaines régions.
C’est le cas notamment en Ile-de-France, autour de Lyon et en Bourgogne-Franche-Comté.
En cause, les grèves qui se poursuivent par endroits et la reprise progressive de la raffinerie de Gonfreville-L’Orcher en Normandie.

En ce début novembre, après plus d’un mois de pénurie, des automobilistes patientent toujours dans les stations-service. "Ça fait quatre jours que je cherche et je n’ai plus une goutte là", se désole un motard. "Je crois qu’il y a une autre station plus loin mais s’il n’y en a pas, je vais rentrer et puis j’attendrai d’en trouver plus tard", dit un automobiliste. "Il y a moins de monde, moins de queue comme auparavant mais pour nous, c’est toujours compliqué", affirme un chauffeur de taxi dans le reportage du 20h en tête de l'article

Mais pourquoi le sans plomb est-il plus difficile à trouver ? Contrairement au gazole que la France importe, le sans plomb vient principalement des raffineries françaises. La grève a donc entraîné des problèmes et du retard dans l'approvisionnement. 

"On devrait voir les prix baisser"

Aujourd’hui, les tensions persistent surtout en Ile-de-France, en Bourgogne-Franche-Comté,  et autour de Lyon. Les deux derniers cités dépendent des raffineries de Feyzin dans le Rhône, toujours en grève, quand le premier dépend, de Gonfreville-L’Orcher en Normandie où l’activité reprend progressivement. Cela devrait donc apaiser la situation en région parisienne dans les prochains jours. 

Lire aussi

Ce retour à la normale pourrait avoir des conséquences sur votre porte-monnaie. "Dans la mesure où les stations vont être réapprovisionnées normalement, et ça, très rapidement, le jeu de la concurrence va jouer comme il jouait avant et donc, on devrait voir les prix baisser, en particulier dans les stations qui ont pratiqué des prix abusifs pendant la crise", affirme Jean-Louis Schilansky, ancien président de l’Ufip (Union française des industries pétrolières). Une bonne nouvelle avant la baisse de la remise du gouvernement qui passera de 30 à 10 centimes par litre le 15 novembre. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 Léa Kebdani, Bruno Poizeuil

Tout
TF1 Info