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Pourquoi les délais sont-ils aussi longs pour acheter un vélo ?

V. F
Publié le 12 juillet 2021 à 18h35
JT Perso

Source : JT 20h WE

PÉNURIE - Avez-vous essayé d'acheter un vélo ces dernières semaines ? La mission peut s'avérer plus compliquée que prévu. On vous explique.

Acheter un vélo dans une boutique dédiée, une démarche simple... En apparence seulement. "Ça ne sera pas avant septembre ou octobre, voire au-delà", prévient Vincent Rouleau, le gérant de Culture vélo à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), dans le reportage de TF1 ci-dessus. Comment expliquer de tels délais ? Le vélo est-il victime de son succès ? Dans ce magasin, la seule possibilité, c'est de se mettre au VTT. Et encore, mieux vaut se dépêcher. "Des VTT, il n'y en a plus, des cross-countries, il en reste un", poursuit le gérant. 

Quel que soit le budget, toutes les catégories sont touchées. Chaque nouvelle livraison permet seulement d'assurer les commandes d'il y a plusieurs mois. Pour comprendre les raisons de cette soudaine pénurie, il faut s'intéresser à la composition d'un vélo. Sa fabrication nécessite de nombreux matériaux : caoutchouc, acier, aluminium. Autant d'éléments en provenance d'Asie, qui en ce moment manquent cruellement.

Jusqu'à 24 mois de délai

Dans l'usine Douze Cycles à Ladoix-Serrigny (Côte-d'Or), il a même fallu ralentir la cadence pour ne pas mettre à l'arrêt toute la chaîne de production. "Habituellement, nous avons du stock, du cadre et du composant pour plusieurs semaines de production. Et en ce moment, nous attendons des pièces qui auraient dû arriver au début du printemps", avance le directeur Thomas Coulbeaut. Et la situation n'est pas prête de s'améliorer. "On est passé en quelques semaines de trois mois de délai moyen pour la fourniture des composants à 12, 18, voire 24 mois sur certains composants (notamment les pneus et les freins)", ajoute-t-il.

En plus d'être patient, il faut aussi prévoir de mettre la main au portefeuille. En effet, les prix risquent également d'augmenter de 10% en moyenne. "Tout le monde veut la même chose au même moment. C'est-à-dire que tous les citadins se sont dits : 'tiens, pourquoi pas un vélo ?'. À cela s'ajoute l'augmentation du cours des matières premières, qui évidemment joue dans la fabrication du vélo, l'augmentation du coût du transport d'un continent à l'autre puisque bon nombre des pièces viennent d'Asie. Et évidemment les difficultés d'approvisionnement", analyse François Lenglet, éditorialiste économique sur TF1. 

Selon les fabricants, il faut attendre 2023 pour espérer la fin à cette pénurie. 


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