Inflation, sobriété énergétique... Une fin d'année 2022 pas à la fête

VIDÉO - Rayons vides en grande surface : un phénomène qui s'amplifie, parti pour durer

TF1info | Reportage : Maureen Alibert, Gilles Parrot, Justine Corbillon
Publié le 29 novembre 2022 à 19h52
JT Perso

Source : TF1 Info

Œufs, moutarde, eaux gazeuses : leurs rayons sont souvent vides depuis quelques semaines.
En cause, la guerre en Ukraine, la météo, les prix de l'énergie ou la pénurie sur certaines matières premières.
Une équipe de TF1 a fait ses courses, et le point sur cette situation qui devrait durer.

Depuis plusieurs semaines, il est devenu difficile de respecter la liste des courses qu'on avait l'intention d'acheter. Pour diverses raisons, les approvisionnements de certains produits restent tendus, et leurs rayons sont souvent vides. "On voulait faire une tarte à la moutarde mais... il n'y a pas de moutarde", sourit une cliente de grande surface dans le reportage de TF1 ci-dessus. "Parfois, je fais deux magasins", confirme une autre.

Moutarde : une tension qui s'éternise

Parmi les articles les plus souvent absents des rayons : les eaux gazeuses. 14% des produits de ce secteur sont absents des rayons. Sa cause est spécifique : le n°1 du marché, le géant de l'agroalimentaire Danone, pratique une hausse des prix que certaines enseignes ont refusée. 

Viennent ensuite - ou plutôt ne viennent plus - les sauces froides, comme la moutarde ou le ketchup : 10% manquent à l'appel. Pour la moutarde, c'est la graine qui est rare sur le marché. Récoltes mauvaises au Canada et en France, quasi-absentes en Ukraine et en Russie, tout concourt pour cette pénurie, qui devrait durer. Le ketchup souffre quant à lui de la conjonction d'une mauvaise météo pour les récoltes de tomates, et de la hausse des prix des engrais et des carburants.

Causes multiples

Même constat au rayon des œufs. Protéine moins chère que la viande, l'œuf est encore plus demandé qu'à l'accoutumée, et l'approvisionnement est souvent tendu. Là aussi, le secteur souffre de causes multiples : grippe aviaire, hausse du prix des céréales ou de celui des emballages, les producteurs d'œufs honorent difficilement leurs commandes. 

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Et plus globalement, toute la filière alimentaire est déstabilisée par la hausse des coûts de l'énergie, et par la pénurie sur certaines ressources. La réduction de production étant générale, les experts s'attendent à une poursuite de ces tensions d'approvisionnement sur de nombreux produits en 2023. La grande distribution déplore déjà un manque à gagner de 4,5 milliards d'euros sur un an à cause de ces problèmes d'approvisionnement.


TF1info | Reportage : Maureen Alibert, Gilles Parrot, Justine Corbillon

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