Votre pouvoir d'achat

Pouvoir d'achat : une addition plus salée au restaurant ?

TF1 | Reportage S. Agi, E. Nappi
Publié le 21 mars 2022 à 20h19, mis à jour le 22 mars 2022 à 15h43
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Les restaurateurs dépensent bien plus qu'il y a quelques mois pour acheter les fruits, les légumes et la viande qu'ils vous servent à table.
Les salaires ont aussi augmenté.
À Lyon, capitale de la gastronomie, comme ailleurs, les additions grimpent.

Jusqu'à 2 euros de plus par plats. Le restaurant "Coco's dinner" à Fleurieu-sur-Saône (Rhône) n'a pas d'autre choix que d'augmenter ses tarifs à la carte face à la hausse des prix des matières premières. "On n'a pas le choix. En fin de mois, on ne boucle pas. Ce n'est pas possible de devoir payer la marchandise plus chère qu'on la vend", explique le gérant, Christophe Schmidt.

Parmi les plats qui ont plus de succès, les travers de porc. "On le payait 11 euros le kilo. Aujourd'hui, il est passé à plus de 13 euros le kilo. On passe 160 kilos par mois", poursuit le restaurateur. Dans deux semaines, l'ensemble des prix devrait bondir avec une nouvelle augmentation de 15%. Pour les clients du restaurant, la note sera de fait plus élevée. "Il faut bien qu'ils puissent vivre. Donc, s'ils doivent augmenter pour pouvoir continuer à survivre, c'est normal", dit l'un d'eux.

Dans cet autre restaurant lyonnais, la carte change chaque semaine. Les clients viennent pour une formule entrée-plat-dessert à 28,50 euros. "Rapport qualité prix, c'est la force des Saveurs du bistrot. Si je monte, je n'aurai pas la même clientèle non plus", affirme le gérant Damien Combe. Pourtant, les charges s'accumulent. Électricité, gaz, salaire... Tout a augmenté de 10% en moyenne.

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Alors quand la cheffe passe commande auprès de son fournisseur, il faut surveiller les prix qui flambent depuis le début de la guerre en Ukraine. "Tout ce qui est première nécessité, c'est vraiment chaque semaine. C'est révisé et réactualisé", affirme Adrian Boschet, fournisseur de produits frais de l'entreprise "Gineys" à Vienne (Isère).

Exemple avec l'huile de tournesol, il faut compter 3,75 le litre, soit 60 centimes de plus que la semaine dernière. Au moment de faire les comptes, le gérant du restaurant ne cache pas par son inquiétude. Les restaurateurs font tous les ajustements possibles en espérant que les prix se stabiliseront au plus vite.


TF1 | Reportage S. Agi, E. Nappi

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