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Alimentation : des hausses de prix de plus en plus sensibles à la caisse du supermarché

V. F - Reportage TF1 : Florence De Juvigny et Lucas Garcia
Publié le 9 mars 2022 à 20h32, mis à jour le 10 mars 2022 à 20h48
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Avant même la hausse du prix des carburants, beaucoup de produits de première nécessité avaient déjà augmenté.
On peut citer par exemple l'huile, les pâtes, ou encore les tomates.
Une liste qui devrait probablement s'allonger.

Les conséquences des hausses du coût des matières premières, de la crise énergétique et de l'offensive russe en Ukraine commencent à se faire sentir dans les supermarchés. Pour en avoir le cœur net, le JT de 20H de TF1 a comparé les prix affichés en 2021 par rapport à ceux de cette année. Résultat, il y a un an, les trois kilos d'orange coûtaient 2,46 euros, contre 4,99 euros désormais. Même chose pour les pommes dont le prix a augmenté de plus de 70 centimes le kilo.

 Depuis plusieurs mois, les emballages, le transport et l'énergie coûtent plus cher aux industriels qui ont renégocié leurs accords avec la grande distribution. Ce qui a pour conséquence d'augmenter les prix dans les rayons. 

Des répercussions "dans les mois qui viennent"

Une situation qui fait réagir les consommateurs interrogés dans la vidéo en tête de cet article : "En moyenne, c'était 180 euros pour une semaine hors viande. Là j'en suis à plus de 200 euros sans acheter des choses supplémentaires", déplore la cliente d'un supermarché près de Montpellier. Tandis qu'une autre qui dépensait, il y a encore quelques semaines, 70 euros de courses par semaine pour elle et son fils, débourse désormais 10 euros de plus. "Il va peut-être falloir que j'augmente mon budget de 30 euros bientôt. Et ce ne sont pas des extras. C'est de l'eau, du pain, de la farine, des œufs, des bases quoi ! Je ne sais pas où on va aller dans quelque temps, ça fait peur", s'inquiète-t-elle. 

Ce qui fait peur, ce sont les conséquences économiques de la guerre en Ukraine. Le cours du blé n'a jamais été aussi haut et le coût de l'énergie s'envole. Mais pour le moment, l'Ukraine n'a encore rien à voir avec l'inflation sur les produits alimentaires. "Cela aura des répercussions dans les mois suivants parce que les industriels qui font des pâtes aujourd'hui, ils ont déjà acheté le blé et la farine pour faire ces pâtes-là. C'est lorsqu'ils vont se réapprovisionner dans les mois qui viennent qu'ils devront payer beaucoup plus cher. Et à ce moment-là, ils passeront des hausses à la distribution qui les répercutera aux consommateurs dans les rayons", explique le journaliste Olivier Dauvers, spécialiste de la grande distribution.

À partir de cet été, les pâtes, les céréales et l'huile de tournesol devraient encore augmenter. Alors, certains font déjà des stocks. "Pour bien faire, il faudrait que j'en prenne 20 kilos, mais on stocke en fonction de nos moyens", lâche ainsi une dame qui a disposé 5 kilos de farine dans son chariot. Certaines enseignes annoncent déjà des promotions sur d'autres produits comme la lessive ou les shampoings pour compenser cette inflation.


V. F - Reportage TF1 : Florence De Juvigny et Lucas Garcia

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