Les produits alimentaires ont connu depuis des mois une hausse spectaculaire, et la viande n'est pas épargnée.
L'augmentation a atteint plus de 5% en un an.
Quelles conséquences pour les consommateurs et les professionnels du secteur ?

Dans les rayons de cette grande surface, le steak est étiqueté à six euros, le poulet premier prix à plus de quatre euros. Alors, les clients ont dû changer leurs habitudes d'achat. "Je diminue la consommation de viande", assure une mère de famille. Toutes les viandes sont concernées, qu'elles soient rouges ou blanches. En un an, la hausse atteint plus 7% pour le bœuf, 6% pour la volaille, 3% pour le port et 9% pour l'agneau.

Chez Yann Pescheur, artisan boucher à Chatou (Yvelines), on fait le même constat. Vendu à 26 euros le kilo il y a quelques mois, le prix du bifteck frôle actuellement les 30 euros. Et c'est compliqué pour les clients. Éleveurs, bouchers, consommateurs... Tous subissent les conséquences de cette augmentation saignante.

Pour Jordy Bouancheau, éleveur bovin, même si la viande bovine a augmenté d'environ 6% pour les consommateurs, ce n'est pas suffisant aujourd'hui pour répondre à l'ensemble des charges sur ses exploitations. Il nous montre un exemple sur l'alimentation des animaux. "En septembre 2021, sur mon aliment, j'étais à 367 euros la tonne. Pour ce mois de juin 2022, on est passé à 498 euros la tonne", déplore-t-il. Cela fait 131 euros d'augmentation en moins d'un an.

Les éleveurs paient donc les conséquences de la guerre en Ukraine sur le prix du blé et le coût de l'énergie. Toute la filière est touchée, comme l'explique Paul Rouche, directeur du Syndicat Culture Viande. Et en raison de l'épidémie de grippe aviaire qui a frappé les élevages français, une augmentation jusqu'à 30% sera attendue sur la volaille en septembre.


TF1 | Reportage Lorraine Poupon, Éric Berra

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