La flambée des prix de l'énergie

Remise sur le prix du carburant : faut-il attendre le 1er avril pour faire le plein ?

M.D | Reportage TF1 Tiphaine Leproux, Nathalie Chiesa
Publié le 28 mars 2022 à 17h02
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

À partir de ce vendredi 1er avril, les prix à la pompe vont baisser de 18 centimes.
Beaucoup d'automobilistes préfèrent donc attendre pour faire le plein.
Mais est-ce vraiment une bonne stratégie ?

Dans la station-service d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) où se rend TF1 dans le reportage ci-dessus, rares sont les automobilistes à faire le plein. Il faut dire que le panneau à l’entrée n’affiche pas un prix en dessous de 2 euros le litre. Gâchette en main, tous ont les yeux rivés sur le compteur. "Je fais juste un demi plein pour combler. Je ferai le plein vendredi avant de partir en week-end", explique un automobiliste. 

Comme lui, beaucoup préfèrent attendre ainsi le 1er avril et l'entrée en vigueur de la remise de 18 centimes annoncée la semaine dernière par le gouvernement. Pour autant, est-ce vraiment une bonne stratégie ? Le prix des carburants risque de continuer d'augmenter dans les prochains jours, mais cette hausse devrait être inférieure aux 18 centimes promis. De ce point de vue, il est donc effectivement plus intéressant d’attendre le 1er avril avant de remplir son réservoir à ras bord.

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Mais du côté des petites stations et des distributeurs indépendants, on craint de ne pas être prêt pour le 1er avril. La réduction étant directement appliquée par les fournisseurs, elles vont devoir vider leurs cuves pour ensuite se réapprovisionner avec du carburant au prix remisé. "Notre dernière commande est arrivée il y a 10 jours. Cela représente 32.000 litres, soit entre 3000 et 4000 litres par jour. Il faut un petit moment pour les écouler", explique à TF1 Virginie Buono, gérante du Sancy Carburant Combustible à Champeix (Puy-de-Dôme), qui ne pourra donc pas proposer de carburant à prix réduit à ses clients dès le 1er avril.

Pour aider ces petites stations rurales, l’État a mis en place une avance forfaitaire de 3000 euros à rembourser le 16 septembre au plus tard. Mais la gérante a fait ses calculs, cela reste insuffisant pour combler le manque à gagner. Sa crainte, dit-elle, est que les rares clients se tournent vers d’autres stations qui pourront elles appliquer la réduction dès vendredi.

D'importantes files d'attente sont à prévoir

Franck Plan, délégué général de la fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C).

Une chose est sûre, les stations-service vont être pris d’assaut en fin de semaine. "D'importantes files d'attente" sont à prévoir, prévient ainsi Franck Plan, délégué général de la fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C), cité par le journal Le Figaro. Et cela d'autant plus à la veille du week-end, car "les réservoirs des automobilistes risquent d'être vides", souligne-t-il. Autant dire qu'il faudra, bien souvent, s’armer de patience si vous avez fait le choix d'attendre un meilleur prix. 


M.D | Reportage TF1 Tiphaine Leproux, Nathalie Chiesa

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