Depuis sa création, il y a un an et demi, le bonus réparation a été utilisé 400.000 fois, en particulier pour réparer des téléphones.
De plus en plus de Français vont encore plus loin en réparant eux-mêmes pour payer moins cher.
Une équipe du 20H de TF1 est allée auprès des professionnels pour vous partager tous les bons plans.

Il y a quelques jours, Jérôme a eu une mauvaise surprise : la vitre de son four explose. Son premier réflexe était de racheter un nouveau four, mais finalement, Jérôme a trouvé la solution en ne remplaçant que la vitre. Après avoir commandé la pièce détachée sur Internet, il l'installe. Deux vis à enlever, et le tour est joué. "Je pense que c'est quelque chose que tout le monde peut faire. Ce serait dommage de racheter un four pour une opération qui a duré moins de cinq minutes", se réjouit-il. Jérôme a dépensé 105 euros, y compris la livraison. Racheté un four lui aurait coûté cinq fois plus cher.

Le panier moyen des pièces détachées que nous vendons est de 20 euros.
Olivier de Montlivault, directeur général de SOS Accessoires

Sa nouvelle vitre, il l'a commandé à SOS Accessoires situé à Maurepas (Yvelines). Il s'agit du plus grand stock de pièces détachées pour appareil électroménager en Europe. L'entrepôt est grand comme un terrain de football, où s'entassent plus de 500.000 pièces détachées. Une caverne d'Alibaba, où chaque trésor est disponible à la vente, avec un argumentaire bien rodé. "Le panier moyen des pièces détachées que nous vendons est de 20 euros. Pour cette somme en moyenne, vous réparez un appareil électroménager", souligne Olivier de Montlivault, directeur général de SOS Accessoires. 

Depuis sa création, il y a 15 ans, l'entreprise a beaucoup grandi, encore 65 % de croissance en 2023. Alors le nouveau bâtiment se fait déjà trop petit. SOS Accessoire ne fait que de l'électroménager, mais d'autres secteurs plus étonnants, comme celui du jouet, se mettent aussi aux pièces détachées. 

L'enseigne King Jouet à Lyon (Rhône) incite ses clients à réparer plutôt qu'à racheter du neuf, mais n'allez pas croire que son chiffre d'affaires en pâtit, bien au contraire. Il y a quelques années, une dizaine de pièces détachées étaient proposées aux clients. "Cela permet de fidéliser nos clients", déclare dans la vidéo du 20H de TF1, Romain Lonchampts, directeur du magasin.  

Aujourd'hui, c'est un millier de références. Mais que faire lorsque sa pièce est introuvable sur le marché ? Réponse dans l'atelier 3D'Tech à Nouvion-sur-Meuse (Ardennes). "Un client m'a rapporté cette pièce de scooter qui date des années 70. Elle s'est fissurée donc il va falloir la refabriquer", précise le fondateur de cet atelier, Axel Rolet. Il  va reproduire la pièce avec son imprimante 3D. Seule condition pour demander une pièce en impression 3D : avoir l'original. Axel va facturer la copie 70 euros, un autre support aurait couté 400 euros.


La rédaction de TF1 | Reportage Arsène Gay, Olivier Stammbach, Marc Kouho

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