Hard-discount : que vaut l'enseigne Wibra qui débarque bientôt en France ?

par M.D. | Reportage vidéo TF1 Sébastien Hembert et Manon Début
Publié le 31 janvier 2024 à 11h38, mis à jour le 31 janvier 2024 à 14h42

Source : JT 20h Semaine

L'enseigne de hard-discount néerlandaise Wibra prévoit d'ouvrir son premier magasin en France en juin prochain.
La promesse est toujours la même : afficher les prix les plus bas du marché.
Le 20H de TF1 se penche sur son modèle.

Son nom ne vous dit probablement rien. Et c’est bien normal. L’inauguration en France du premier magasin Wibra, géant du hard-discount, aura lieu en juin prochain, dans le Nord. L’enseigne néerlandaise compte déjà 267 magasins aux Pays-Bas et en Belgique, elle entend désormais s’implanter sur le sol français. Dans les rayons, pas d’alimentaire, mais des articles de prêt-à-porter, des objets de déco, des accessoires pour le jardinage, des produits d’entretien ou d’hygiène, entre autres. Avec toujours la même promesse, afficher des prix toujours plus bas.

Dans la vidéo en tête de cet article, une équipe de reportage de TF1 se rend dans un magasin de l’enseigne situé en Belgique. Cabas rempli à ras bord, une cliente règle ses achats à la caisse, plusieurs dizaines d’articles, "des robes, des t-shirts, des pulls (…) pour les enfants et les petits enfants", énumère cette habituée. Le tout pour un montant qui ne dépasse pas 165 euros. Dans cet antre du hard-discount, il ne faut pas se fier à la longueur du ticket de caisse. "Quand on a besoin d’un petit truc, on pense à ce genre de magasin, parce que c’est accessible. On regarde d’abord ici, pour aller après dans les grandes surfaces quand on ne trouve pas", explique une autre cliente.

Nous avons peu de managers, pas de voitures luxueuses et tout ce genre de choses
Le PDG de Wibra, Bas Duijsens

La majorité des articles sont vendus autour de 1 euro. Pour afficher des prix aussi bas, l’enseigne achète en grande quantité,  mais pas seulement. Elle emploie aussi peu de salariés et réduit autant que possible ses dépenses. "Nous sommes une entreprise très low cost. Nous avons une organisation légère. Nous avons peu de managers, pas de voitures luxueuses et tout ce genre de choses. Nous avons des marges très faibles et un modèle économique très simple", explique à TF1 le PDG de Wibra, Bas Duijsens, dans la vidéo. Beaucoup de produits proviennent d’Asie, mais l’enseigne met en avant une marque italienne de produits d’entretien, une manière de se distinguer de ses rivaux.

Cette enseigne de grande distribution arrive en France dans un marché convoité, notamment du fait de l'inflation, mais qui est aussi ultra-concurrentiel. B&M, Noz, PrimaPrix ou encore Tedi, les magasins de hard-discount ont le vent en poupe. Et certains se sont déjà taillées une part importante du gâteau. C'est le cas de l’enseigne Action, qui compte déjà plus de 700 magasins dans l’Hexagone. Dernièrement, deux nouvelles enseignes de grande distribution se sont implantées en France. L’une est d’origine brésilienne, Acatadão, et l’autre américaine, Costco. Mais le modèle économique de ces enseignes de hard-discounter est fragile, si bien que certains plient face à la concurrence.

Dernier exemple en date, l'enseigne française Toujust ! qui projetait pour sa part d’ouvrir cinquante magasins par an en France. Sauf qu'à peine dix mois après son lancement, l'enseigne de grande distribution, en liquidation judiciaire, a dû fermer ses cinq magasins. "C’est le modèle classique qu’on appelle la roue de la distribution, où les plus robustes vont tenir et les plus faibles vont être soit rachetés, soit en liquidation judiciaire", explique, au micro de TF1, Sandrine Spahn, enseignante-chercheuse à l'IAE Metz en Moselle.  Avant de s’implanter dans d’autres régions, l’enseigne Wibra va s'assurer que les clients français sont bien au rendez-vous.


M.D. | Reportage vidéo TF1 Sébastien Hembert et Manon Début

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