VIDÉO - Colis-surprises : ce couple d'acheteurs a une stratégie bien rodée

par T.A. | Reportage "Sept à Huit" Juliette DESHORMES et Jérôme ALEXANDRE
Publié le 22 janvier 2024 à 17h48

Source : TF1 Info

Acheter des paquets perdus sans en connaître le contenant : voilà le nouveau concept à la mode des "colis surprises".
Certains acheteurs espèrent faire plus qu'une bonne affaire.
Une équipe de "Sept à Huit" a notamment suivi Sarah et Romain, qui tentent de faire des bénéfices avec leurs acquisitions.

Une lampe torche rechargeable, un réchauffe-biberon, une palette de maquillage... Ces objets, très différents les uns des autres, ont tous été obtenus à l'occasion... d'une vente de "colis surprises" ! Le principe ? Acheter au poids des paquets perdus et toujours emballés, sans en connaître la contenance. Certains s'avèrent constituer de véritables pépites, quand d'autres ne contiennent que des objets insignifiants. 

Sarah et Romain, eux, sont prêts à parcourir des dizaines de kilomètres en voiture pour faire des achats chez "PercheShop". Ce magasin, situé à Saint-Ouen-de-Sécherouvre (Orne), a repris à son compte ce concept de "colis surprises" afin d'attirer des clients. Le couple, qui témoigne dans le reportage de "Sept à Huit" à retrouver en tête de cet article, vient ici pour la troisième fois en un mois. Les deux amateurs cherchent à faire de chaque pochette une bonne affaire. Leur stratégie est désormais bien rodée. Cette fois-ci, ils achètent une cinquantaine de paquets pour un total de 20 kilos, soit 216 euros – qu'il va falloir maintenant rentabiliser.

Horloge, kit anti-grincement des dents, montre connectée...

De retour à la maison, le couple doit faire le tri entre ce qu'il veut garder pour lui et ce qu'il veut revendre. "Quatre projecteurs à LED !, se réjouit Romain à l'ouverture d'un paquet, face aux caméras de "Sept à Huit". Il m'en fallait, ça va aller tout autour de notre maison. C'est généralement vendu une trentaine d'euros." Les autres colis semblent aussi le contenter. Une horloge murale ? "Soit on va en faire un cadeau, soit on va la revendre." Une montre connectée ? "C'est gagné, jackpot ! Ça, c'est franchement génial." L'homme ne devrait avoir aucun mal à revendre ce produit estimé à une valeur de 50 euros. 

Mais pour d'autres objets, le premier défi est parfois de comprendre leur utilité. Serviette de bain personnalisée, mini-robe rose flashy, kit anti-grincement des dents... Certains de ces colis paraissent impossibles à faire fructifier. Malgré tout, Romain est convaincu que presque tous peuvent trouver preneur. Bilan du déballage : une quarantaine d'articles à revendre. Pour estimer leur prix, il utilise une application qui repère les objets similaires sur Internet. Pour espérer faire des bénéfices, il doit passer plusieurs heures à rédiger les annonces et à envoyer les colis.

Les bénéfices de Romain demeurent pour le moment limités. L'achat de son précédent carton lui a coûté 216 euros. Aujourd'hui, il a revendu la plupart des objets qu'il contenait pour seulement 220 euros. Mais il compte beaucoup sur une pièce maîtresse qui n'a pas encore trouvé preneur. "C'est une poupée de collection, uniquement vendue par Mattel, indique-t-il en montrant la figurine. Elle est estimée sur des sites de ventes aux enchères à 1.200 euros." Il l'a mise en ligne à un tarif de 485 euros. Un business étonnant auquel il semble déjà accro : il a même convaincu sa belle-mère de venir l'aider à acheter les prochains colis !


T.A. | Reportage "Sept à Huit" Juliette DESHORMES et Jérôme ALEXANDRE

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