VIDÉO - "J'ai tiré le gros lot !" : une vente de colis non distribués fait un carton à Toulouse

par M.T | Reportage TF1 Perrine Mislanghe, Marion Larradet
Publié le 2 novembre 2023 à 18h41

Source : JT 13h Semaine

Près de 1500 personnes se sont pressées à Toulouse (Haute-Garonne) pour une vente éphémère de colis non distribués.
Une opération basée sur le principe de l’achat au poids, sans connaître le contenu des paquets.
Une équipe de TF1 s'y est rendue.

"Je pense que j'ai tiré le gros lot !", s'exclame Sonia, hilare, un kit de polissage pour voitures à la main. Elle vient de débourser 25 euros pour ce colis, sans en connaître le contenu. Un autre participant sort quant à lui un déguisement pour enfants de sa pochette : "C'est le jeu, c'est la surprise", réagit-il. À Toulouse (Haute-Garonne), cette vente de colis éphémère connaît depuis mercredi un grand succès. 

"J'essaie de deviner l'objet", s'exclame une cliente qui s'apprête à ouvrir son enveloppe géante. Ces pochettes surprises sont en réalité des colis non distribués. Mauvaise adresse sur le paquet, cartons non retirés en point relais... chacun espère trouver son trésor : "Une PS5 !", veut croire un participant. "Des chaussures, je suis collectionneur de chaussures !", lance un autre. 

Les prix sont fixés à 14 euros le kilo. Beaucoup achètent de grandes quantités pour réaliser une opération financière. "Cela me permettra peut-être de revendre des choses importantes et de faire un bénéfice dessus", explique une cliente, le sourire aux lèvres. D'autres souhaitent faire plaisir à leur entourage : "Si on peut faire des cadeaux pour Noël, c'est bien", affirme un autre. 

Conséquence de la loi anti-gaspillage

Dans le cadre de la loi anti-gaspillage en vigueur depuis le 1er janvier 2022, l’élimination des invendus est désormais interdite. Cela concerne "les vêtements, les chaussures, les livres, les produits d’hygiène et de puériculture, les jeux et jouets, les fournitures scolaires, les produits électriques et électroniques et les meubles", a précisé le ministère de la Transition écologique. Des entreprises ont donc investi le créneau des colis invendus. Comme à Toulouse "Destock Colis", qui les achète aux sociétés de livraison par palettes entières, avant de les revendre. 

"Notre but, c'est que les gens tombent sur des belles choses, parce que si c'est le cas, ils vont revenir, et ils vont en parler à leur entourage", affirme la gérante Christelle Martinez. "Donc moi, je suis la plus contente quand un des clients tombe dans un petit coffret à cinq euros sur une montre connectée par exemple", ajoute-t-elle. En une journée, près de 1500 personnes se sont déplacées mercredi, et la vente devait se poursuivre ce jeudi... avec des stocks de plus en plus réduits. 


M.T | Reportage TF1 Perrine Mislanghe, Marion Larradet

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